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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 08:32

http://www.sylcreations.fr/Boutique_Compositions_Florales/img/p/15-56-thickbox.jpg

 

C'est le printemps, saison des amours et des mariages par excellence. Cela fait un moment que je voulais vous parler de ce site alors je profite de l'occasion. Quand je me suis mariée à la Mairie, on m'a proposé d'échanger les alliances là-bas. J'ai pensé au coussin en velours tout élimé et j'ai dit "Non, ça ira merci "

Un an plus tard, j'ai découvert l'existence de ces porte-alliances et j'ai regretté de ne pas pouvoir me marier une deuxième fois pour en prendre un. C'est un objet qui me fait rêver. D'autant qu'il s'agit de fleurs en tissu qui ont l'air parfaitement vraies. Une déco sympa à mettre ensuite sur sa table de chevet en souvenir et pour poser ses boucles d'oreille (*regret amer*)

N'ayant pu me faire ce plaisir, j'en ai offert un à une amie pour son mariage et elle a adoré. J'ai pris aussi un bougeoir pour une autre amie.


J'ai voulu donner un petit peu de visibilité à ce site, histoire que vous n'ayez pas les mêmes regrets que moi si vous êtes en train de préparer votre mariage et qu'on vous propose un coussin de velours tout moche ^^

http://www.sylcreations.fr/Boutique_Compositions_Florales/img/p/123-224-large.jpg

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 21:12

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/64/47/78/18869162.jpgPuisque je manque de temps, je vais résumer mon impression générale par : Wahou !!

Très fort, beaucoup moins tranché que certains avis ne le laissent présager. C'est le parcours d'un homme, son choix de vie. Si le réalisateur a souhaité nous imposer un message, pour ma part, ça ne m'a pas frappée. Il dénonce peut-être certains travers de notre société mais je n'ai pas trouvé qu'il prétendait connaître la réponse.

Un film à voir !

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 15:30

 

http://media.librys.fr/livre/64/3264-w225.jpg

«...qui pourrait être encore Dieu, dans un tel foutoir ? Et qui oserait s'en revendiquer ? »

Grande-Ville.
Cité-monde polluée, inique, ultraviolente, déchirée par une guérilla dont les factions même ont oublié l'origine.
Grande-Ville.
Cité-labyrinthe au ciel de suie peuplé de vautours mutants qui, sans relâche, prélèvent en nuées leur écot sur une population terrifiée.
Grande-Ville.
Cité-tombeau d'un monde assassiné par l'incurie humaine...
Du haut des trois cents étages de l'immeuble de la Gormac, dans le quartier sécurisé des Justes, John Stolker, héritier de l'empire Gormac, contemple Grande-Ville. Sa ville. Alors même qu'il inhale la première bouffée de « K. Beckin », le Monstre le toise et barrit. Démesuré, il emplit l'espace et trace bientôt son chemin de ruine. John Stolker sait que le Monstre lui montre la voie, celle d'une vengeance nourrie par une haine froide et lucide. Aussi va-t-il régler ses comptes avec la terre entière : il suivra le Monstre...
Jusqu'au bout.

 

J'ai lu ce livre juste après La lumière des Morts. Je l'ai même dévoré, et pourtant, impossible de trouver comment en parler en ces pages. Il faut dire que certains livres vous fichent une telle claque que ça vous remue la cervelle au point de vous ôter vos mots.

La lumière des morts  m'avait déjà marquée par ses thèmes, ses symboles, sa dureté... Ce livre méritait parfaitement sa place dans mes coups de (au) cœur. Et pourtant, avec Meddik, j'ai l'impression qu'on est encore un cran au-dessus. Alors, on va dire double coup de poing au cœur avec cet ouvrage. Une claque magistrale.

 

Une fois encore, Thierry Di Rollo nous fait plonger dans une spirale dont on ne sort pas indemne. Là où La lumière prenait une vision d'ensemble de la société, Meddik m'est apparu plus intimiste ; c'est à travers le portrait d'un homme qu'on explore tout le paradoxe de l'âme humaine. Cette âme qui tend vers la grandeur mais ne pourra jamais se détacher de son insignifiance. Le livre est truffé de symboles qui se répondent, toujours d'un extrême à l'autre. Les rêves de grandeur finissent en poussières ; les rêves de liberté conduisent à s'enfermer soi-même et à se perdre ; la rage de découvrir combien la vie humaine est insignifiante amène le héros à la rendre plus insignifiante encore. Pour moi, le titre même annonce ce paradoxe : "Le rire du sourd" un son qui sort de la gorge de celui qui ne peut pas l'entendre et n'a donc même pas conscience de ce qu'il produit.

Une lecture superficielle de ce livre pourrait amener à un profond rejet de la violence qu'il exprime, mais ce serait passer à côté de tout ce qui en fait l'essence. En donnant un sens (cruel, monstrueux) à la mort, le héros du livre semblerait presque capable de redonner du sens à la vie dans un monde vidé de toute substance... et pourtant, encore une fois, tout lui échappe, il ne peut que rester le rouage d'un système que rien n'arrête.

Après quelques temps de digestion, l'image qui m'est restée est celle d'un homme seul, minuscule, essayant d'arrêter à mains nues le grand balancier cosmique, prêt à tout pour enrayer la marche de l'histoire et y laisser son empreinte, fut-elle couverte de sang. Mais comment arrêter une telle machine à broyer les êtres quand on a les mains poisseuses de sang ?

 

Et voilà que je réalise que je suis loin de rendre mon véritable sentiment. Il me faudra relire cet ouvrage pour tenter de formuler tous ces symboles indicibles tant ils touchent au cœur du paradoxe humain.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51ks-pp870L._SL500_AA300_.jpg

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 15:39

http://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x308/proverbesI_200-200x308.jpg

Présentation de l'éditeur :
Bien avant que l’humanité ne se regroupe virtuellement en un grand village planétaire, les petits villages disposaient d’un moyen sûr pour transmettre le savoir et repousser les noirs corbeaux de l’inconnu : le proverbe.

Sibyllin ou sentencieux, réconfortant ou cinglant, il a réponse à tout, même lorsqu’on l’interroge sur lui-même : ainsi pour les Marocains « Le proverbe est la lampe des mots » tandis qu’en Chine on affirme que « Lorsqu’on a appris le livre des proverbes, on n’a plus d’efforts à faire pour parler ».

Qu’ils les corroborent ou témoignent de leurs limites, six auteurs ont mis en scène six de ces proverbes. Car s’il y a bien une manière d’éprouver leur réalité, c’est en les confrontant à la fiction.


Mon avis :
On aurait pu rebaptiser cette anthologie "Petits contes cruels de sagesse populaire". La plupart des auteur(e)s (toutes féminines) de ce livre ont affûté une plume au cynisme délicieux. Des textes incisifs qui, à travers des maximes traditionnelles, portent un regard sans concession sur les dérives de notre société actuelle.

La vengeance est un plat qui se mange froid, Ghislaine Maïmoun : Texte d'introduction somme toute assez anecdotique à mon goût. Il faut dire que je ne suis pas une fan des textes très courts, sauf si la chute me surprend vraiment (ce qui ne fut pas le cas). La plume est par contre très agréable.

Pour vivre heureux, vivons cachés, Frédérique Lorient : Très bon texte. Direct et sans concession. Un régal pour les fans de Big Brother...

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, Laurence Rodriguez : Très bon texte également. Un petit bémol à mon goût, la fin aurait pu traduire plus d'effroi et ainsi le faire partager au lecteur. Sans doute une volonté de l'auteur de prendre cette distance "philosophique" mais en bonne amatrice de King, j'aurais préféré que la plume nous plonge davantage dans l'horreur de la situation.

L'Habit ne fait pas le moine, Nathalie Salvi : Un texte excellent qui traduit bien l'esprit du proverbe sur les apparences trompeuses et qui en profite pour le prendre au pied de la lettre et nous livrer une vision incisive des comportements face à la mode, mais également face à nos propres enfants et la fierté parfois mal placée que nous mettons dans leur image. Un texte que j'ai vraiment adoré tant par ces thèmes qui me sont chers que par la plume qui les sert habilement.

On n'est jamais si bien servi que par soi-même, Véronique Pingault : Excellent texte également ! Bien que l'héroïne soit poussée à l'extrême, je n'ai pu m'empêcher de m'y reconnaître, tant l'auteur sait nous faire partager la façon dont elle se laisse déborder par son incapacité à déléguer. Si vous êtes une femme et que vous n'en pouvez plus de faire toutes les tâches domestiques sans pouvoir les confier à votre mari de peur qu'il ne fasse pas "comme il faudrait"... Si vous êtes un homme et partagez la vie d'une telle femme... Vous ne pourrez que sourire en retrouvant un certain nombre de situations vécues dans cette nouvelle. Sourire, puis frémir.

Là où frappe le professeur, Isabelle Guso (^^) : Je ne devrais pas le dire, mais j'aime beaucoup ce texte. Un des rares textes qui me donne toujours des frissons après plusieurs lectures de correction.

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 12:04

http://www.actusf.com/images/Dirollo/dirollo05.jpg Quatrième de couverture : L'homme-Afrique s'éveille, l'heure du carnage a sonné ! Ils sont trois. Trois épaves échouées dans un des nombreux parcs animaliers de cette Afrique en fin de course. Trois gardes dont le rôle se limite à mesurer la déchéance des animaux qu'ils sont censés protéger, sauvegarder. Il y a Bongo, qui pue comme une charogne recuite par le soleil, qui ne parle pas, ou si peu, mais qui sourit, ça oui. Il y a Lhar, l'allemand, imbibé du matin an soir, une outre d'alcool qui, bien que titubante, parvient encore à bander... Et il y a Dunkey, l'homme trouble au passé chirurgical. Un passé lancé à ses trousses, dont il mesure l'inexorable progression. Et voici qu'arrive l'Homme-Afrique, le tueur d'assassins qui, au loin, devine sa prochaine destination : cette Europe grise des blancs propres. Il est l'homme-rhinocéros, tout auréolé de cette étrange lueur bleutée que Bongo appelle la lumière des morts. Préparez-vous... Il approche. Avec La lumière des morts, Thierry Di Rollo nous entraîne au cœur des ténèbres, au plus profond d'une Afrique moite et sur les franges d'une Europe aux âmes sèches et cassantes. Pour un voyage au bout de l'enfer...

 

 

Il y a des livres coup de cœur et des livres coup de poing. J’aurais peut-être dû faire une page à part pour les signaler parce que sans conteste, ce sont des œuvres à mettre en avant et à conseiller. Mais peut-être pas dans les coups de cœur, plutôt dans les coups au cœur.

C’est le cas de la Lumière des Morts de Thierry Di Rollo. Un texte noir, qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir. Tout ce que je demande à un livre.

Le style incisif de l’auteur y sert une histoire sans concession. Mieux vaut s’y préparer avant d’ouvrir l’ouvrage.

Certains lecteurs serreront peut-être les dents devant les descriptions crues et souvent glaçantes. Mais avant d’y chercher un goût pour le macabre, interrogez plutôt le monde qui nous entoure pour savoir quelle a été sa source d’inspiration. Il serait plus commode de détourner les yeux du livre, comme on le fait de certains événements à travers le monde (voire pas si loin de nous) pour continuer à ne pas se poser de questions.

Mais non, parfois l’écrivain ressent le besoin de nous faire voir cette réalité nue et de nous empêcher de fuir. C’est ce que j’ai senti dans cet ouvrage. Loin d’étaler du gore sans fondement, pour le simple plaisir du voyeurisme, l’auteur nous fait plonger dans une spirale de folie et de violence. Un voyage dont on ne ressort pas indemne car on ressent à quel point le cercle vicieux est difficile à briser. La violence y engendre la violence qui mène à la folie. Une folie contagieuse dans un monde en vase clos qui se nourrit de lui-même.

Truffé de symboles, ce livre pose bien des questions dérangeantes sans avoir la prétention d’y apporter de réponse. Un constat qui est peut-être justement le seul début de réponse possible : voir pour réagir.

C’est en tout cas comme ça que je l’ai lu. La violence, présente partout, devient légitime quand elle est du côté du plus fort : l’homme sur l’animal, le « défenseur de la loi » face à l’engeance criminelle… Un monde SF oui, mais est-il si loin de nous qu’on pourrait l’espérer ?

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 00:00

http://www.griffedencre.fr/catalog/images/blaguaparts.jpg

Ceux qui fréquentent régulièrement ce blog savent que Don Lorenjy y a plusieurs fois eu sa place. Dans ce petit monde de l'édition, peut-on y voir une collusion inter-auteurs pour se vendre mutuellement ?

Non. Don Lorenjy et moi avons commencé nos relations nautiennes par une altercation comme j'en ai rarement eues. Mais j'avais aimé ses nouvelles, ce qui est tout de même l'essentiel pour un auteur. Et c'est pour ce qu'elles m'avaient donné à deviner de l'homme que j'ai eu envie de casser ce malentendu (je vous rassure, il a fait sa part de boulot aussi !)

Il a donc par deux fois accepté de s'adresser aux jeunes auteurs de ce blog pour partager ses expériences (ici et ) et aujourd'hui, j'ai enfin le loisir de donner mon avis sur un livre complet de sa plume et pas seulement quelques nouvelles.

Passons donc aux choses sérieuses...

Blaguàparts, c'est un recueil qui fait rire, mais pas que... Derrière un style souvent familier, qui donne l'impression que l'auteur se trouve en face de vous, bière à la main, en train de vous en raconter une bien bonne, se cache une authentique satire de l'Humanité. On verra épinglés tour à tour son mercantilisme, son désir de tout contrôler, sa vanité, sa violence... Tout y passe, sans indulgence mais avec le sourire. L'humour est grinçant, parfois absurde... Une absurdité qui reflète celle de l'homme et de la société.

Une lecture à ne pas rater parce que les occasions de rire ne sont pas si courantes. Et celles de réfléchir encore moins.

 

 

Et comme il le vaut bien et que j'ai pris le temps de "tronçonner" ma lecture pour éviter l'effet amalgame trop courant avec les recueils, je vous livre mon impression sur chacun des textes de l'ouvrage :

 

Ceci est ma chair :

Déjà je glisse avec délice sur la plume fluide de l'auteur. Il connaît son sujet sur le mercantilisme, le bougre ! Mais Dieu que c'est bon à lire. Don Lorenjy arrive à nous poser un cadre SF dans un environnement et depuis un point de vue restreints. Pas de cours magistral sur ce que le monde est devenu et comment. On plonge dedans et on y croit un peu à toute cette absurdité. On y croit parce que la société humaine est absurde et que c'est ça qu'on y retrouve. Et on sourit...

En frissonnant !

 

Ambassadeur:

Tout le problème du texte à chute. Soit celle-ci ne sort de nulle part (mauvais !), soit celle-ci est amenée. À ce moment-là, il y a toujours risque qu'un lecteur aussi tordu que l'auteur anticipe. Ce fut le cas, ce qui me fait perdre une partie du sel de ce texte. Néanmoins, j'ai particulièrement aimé certaines phrases au cynisme charmant sur la desincarnation ^^

 

Suzanne on line :

Texte redécouvert avec plaisir. Toujours autant de sympathie pour cette bonne vieille Suzanne et son parler au goût si savoureux. Un vrai délice !

 

Blaster Pride :

Une histoire d'assaut spatial. Pas le genre de texte dont je suis cliente. Et pourtant le style fait mouche, une fois encore, et m'entraîne. L'auteur a une façon de rendre tout ça vivant, de glisser sur les gadgets pour servir son histoire sans l'alourdir. Un bémol pour la chute qui reste un peu anecdotique, mais le texte n'en est pas moins très agréable à lire.

 

Ne le dites pas aux enfants :

D'emblée le titre de cette nouvelle m'a interpelée. Puis j'y ai vu venir une réflexion sur le contrôle des naissances qui m'avait déjà beaucoup touchée dans Expéron. J'étais dans le vrai, mais pas tout à fait. La chute m'a surprise. Et l'ensemble du texte m'a arraché un frisson. Très bon texte.

 

Aliens Vs Gladiator :

Pas mon texte préféré pour le thème. Mais la chute est très amusante et le style cyniquo-délirant toujours aussi plaisant.On aurait pu rebaptiser ce texte "ode à la violence humaine".

 

De rien en rien :

Un texte particulier, comme le titre l'annonce. Je m'y suis perdue avec plaisir pour ma part entre ces riens qui nous mènent à tout. Le délire d'un écrivain privé de café qui cherche l'inspiration à trois heures du mat ? Peut-être oui ; mais pas que.

 

Storm Riders :

Un texte très intéressant sur l'altérité. Est-ce moi ou bien peut-il conduire à réfléchir sur notre interventionnisme parfois déplacé pour "aider" des populations qui n'en demandent pas tant ?

 

Disapparitions :

Un texte dont le suspense m'a tenue en haleine de bout en bout. Je regrette que la fin ne m'ait pas apporté toutes les réponses que je souhaitais.

 

Star-Trash :

Pas mon texte préféré du recueil. Toujours bien écrit mais l'intrigue m'a moins accrochée, même si la chute est bien trouvée et que je ne l'avais pas vue venir.

 

Play-back :

Un texte qui donne des frissons. Originalité du recueil, on y retrouve des héros déjà développés dans deux nouvelles précédentes. Ça donne un effet de suivi que j'aime bien. J'ai beaucoup aimé aussi le mode narratif alterné qui nous présente la vision sous deux poins de vue différents. Très bon texte.

 

Organum :

Original et amusant même si ça n'a pas été mon texte préféré. Mais pour sa longueur, il vaut bien la lecture. Comme une bonne blague un brin cynique.

(Après, c'est sans doute toujours moi qui vois des réflexions partout... mais l'auteur pointerait-il une certain effet de mode pour les gadgets les plus saugrenus qu ne sont pas toujours testés comme il faudrait ? ^^)

 

Libéré Sans Délai:

Un texte au ton qui fait toujours mouche en s'adressant directement au lecteur. Comme si l'auteur lui racontait son histoire directement, la pimentant de petits commentaires tout personnels.

 

Jungle Session :

Nous voilà repartis avec nos cinq aventuriers gaffeurs pour une nouvelle mission. Celle-ci sera la dernière du livre et met en scène le dernier personnage dont nous n'avions pas connu les pensées jusqu'à maintenant. Le style est plus incisif pour rendre ce héros efficace et silencieux. Une bonne façon de nous faire entrer dans sa tête et d'offrir une ambiance particulière à cette nouvelle. Âmes sensibles d'abstenir !


Et puis Bang ! :

Voilà enfin la nouvelle qui manquait selon moi pour que ce recueil soit complet. Un texte moins blague, plus touchant. Ce texte aurait pu répondre au thème de l'Aube sur bien des points. Il traite d'une naissance, de tout ce qui fait l'évolution et l'apprentissage d'un être. Mais pas que...

Hélas, je ne peux pas vous en dire plus. Juste que ça reste mon texte préféré du recueil.


La Dernière Marche :

Je ne ferai pas de spoiler cette fois-ci en vous annonçant une fin, puisque l'auteur lui-même le fait sentir dès les premières lignes. Ce texte intéressant en soi a eu pour moi l'inconvénient de se situer après "Et puis Bang !". Un choix on ne peut plus logique dans l'enchaînement des textes, mais je vous avoue que j'aurais préféré finir sur l'optimisme du précédent. Tout au long du receil, l'auteur nous fait partager à la fois son cynisme face aux dérives de l'humanité, et un certain optimisme par le ton mais aussi grâce à ce texte "Et puis Bang !" situé presque à la fin de l'ouvrage. En optimiste acharnée, j'aurais aimé lui laisser le dernier mot. Ceux que l'auteur a choisis sont d'un tout autre ordre et reflètent sans doute mieux le cynisme de tout le recueil. Un bon texte donc pour un choix qui s'assume d'un bout à l'autre de l'oeuvre, car sans doute a-t-on plus de chances de provoquer une prise de conscience avec une vérité cruelle qu'avec un optimisme charmant.

Et puis ne disais-je pas moi-même que j'écrivais pour me débarrasser de ce qu'il y avait de plus sombre et vivre avec ma part de lumière ? Sans doute, Don Lorenjy fait-il un peu de même. En espérant que ses lecteurs sauront voir les messages derrière les blagues et réfléchir entre deux éclats de rire.

 

Merci pour cette lecture qui fait du bien à tous points de vue.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 20:22

Je viens de me rappeler que j'avais préparé cette chronique que je n'avais pas encore mise en ligne. Je profite donc de ces vacances forcées pour vous livrer mon avis sur cet excellent livre (et un nouveau coup de coeur !)

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http://www.griffedencre.fr/catalog/images/prothetique.jpg

Résumé : M. Maréchal aime sa femme, Viviane. Pourtant, il veut connaître le frisson d’une liaison extraconjugale. Alors, quel choix lui reste-t-il ? Comment tromper sans trahir ? Laisser libre-court à son goût de l’aventure sans blesser celle qu’il aime ?

La solution s’impose d’elle-même : demander à sa femme de devenir cette Autre, bouffée de liberté ; jouer la comédie naïve d’être trompée tout en étant la maîtresse. En toute innocence, sans faire de mal à personne.

Mais voilà, la nature humaine n’est pas si simple, on se crée des personnages, on entre en rivalité avec soi-même et on se détruit à petit feu.

 

 Derrière cette histoire qui aurait pu être une banale histoire de trahison et de cocufiage, se cachent nombre de thèmes bien plus subtils : l’envie d’évasion, de vivre d’autres vies que la sienne, de ne plus supporter de n’être qu’un et toutes les frustrations que cela provoque. On en revient à la question de la fragilité de l’identité humaine avec des passages magnifiques où chacun pourrait se reconnaître. Ainsi Madame Maréchal exprimant son mal-être : « Quand je parle, je sens que ce ne sont pas mes idées, ils sont rares, les mots qui m’appartiennent (…) On croit qu’on fait sa vie. Mais qu’est-ce que j’ai choisi dans tout ça ? (…) Les voisins veulent de nous qu’on soit des voisins, les enfants veulent que l’on soit des parents, toi tu veux que je sois ta femme. Tu les vois, tous ces liens ? Hop ! On serre un bon coup et plus personne ne bouge. Mais derrière, on sent comme un fleuve, rien ne tient bon. C’est ça la réalité. »

Et Monsieur lui répondant : « Tu vois, moi, Maréchal, finalement, ça me plaît plutôt bien. Et ça, ce n’est pas un rôle, parce qu’il faut assumer celui que l’on n’a pas choisi d’être. On est à la croisée des regards. C’est ça qui donne du corps. »


Alors ne vous arrêtez pas à la couverture incongrue (je peux vous l’avouer, je l’ai détestée et je n’aurais jamais acheté le livre si on ne me l’avait chaudement recommandé), elle cache un véritable bijou. Et vous vous surprendrez, comme moi, à interrompre votre lecture pour y revenir et retrouver dans telle bouche, le sourire en coin de Jehanne (à moins que ce ne soit Clotilde ?), dans ce regard en biais, la vigilance de Madame ou la rancune de Clotilde… Et surtout dans ce visage en pleurs, le désespoir d’un personnage qui ne sait plus qui il est…

 

NB : le titre n'est pas les Prophétiques (à peu près tout le monde, moi la première, fait l'erreur). Mais Prothétiques en allusion, je suppose, aux prothèses.

 

Je précise également que si Griffe d’Encre sort en général des livres portés sur l’Imaginaire, ce n’est pas le cas de celui-ci qui pourrait tout à fait se situer dans notre monde.

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 18:02

 

 

Quatrième de couverturehttp://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x308/rko_200-200x308.jpg

Le voyage de Karst Olenmyl touche à sa fin tandis que le village de Selme point à l’horizon. La destination aura monopolisé tous ses efforts, toute son attention… Il ignore d’ailleurs ce qu’il doit accomplir là-bas. Peut-être le saura-t-il sur place ? Hélas, une force incroyable lui interdit l’accès du hameau ; soufflé, vaporisé, son corps disparaît.

Quelque part sur le continent dévasté des Jémellides, un homme s’éveille péniblement. Il se nomme Karst Olenmyl. Il est amnésique, et seul brûle dans son esprit un impératif lancinant : il doit se rendre à Selme…


Illustration de couverture : Sébastien Gollut

Vous pouvez lire en ligne les premières pages de cette novella.

 

Je ne peux pas parler honnêtement de ce livre sans évoquer la difficulté que j’ai eu à entrer dedans. Je l’ai choisi, comme toujours, sur un coup de tête. J’avais lu l’extrait mis en ligne et j’avais été intriguée (et touchée) par ce personnage qui essayait visiblement d’atteindre un lieu qu’il ne pourrait jamais atteindre et qui semblait prêt à poursuivre sa quête à l’infini puisqu’il ne gardait aucun souvenir de son échec précédent. Était-ce juste une vision de l’absurdité de la vie humaine et de l’aveuglement que nous éprouvons vis-à-vis de nos propres objectifs ? J’espérais que non. Pour intéressante que soit cette projection philosophique, j’espérais que l’histoire irait plus loin.

J’ai donc entamé ce livre pleine de curiosité et je me suis heurtée à vingt pages qui ont failli me le faire lâcher. On sent chez cet auteur la veine de l’illustrateur, une volonté de nous dépeindre les fresques qui prennent vie dans son imagination, comme il l’aurait fait sur une planche. C’est beau, ça touchera sans doute de nombreux lecteurs, mais mon rythme de vie actuel m’a rendu l’étape difficile à franchir (un peu comme pour ce pauvre Karst). Je ne peux lire que peu de temps d’affilée et toujours je revenais au même paragraphe dans une page touffue, ne sachant plus où j’en étais. Cependant, si vous avez un peu de temps pour entrer dans le livre d’une traite (et non pas que vous faites de la lecture en pointillés, comme moi), vous êtes un vrai chanceux parce que vous pourrez profiter de ce livre dans sa pleine mesure.

Si je prends la peine de vous parler de ce « défaut » (qui en a été un pour moi mais ne le sera pas forcément pour tous les lecteurs), c’est parce que même si vous avez du mal avec ces 20 premières pages, il ne faut pas que vous lâchiez l’affaire ! C’est une lectrice débordée, épuisée et de surcroit malade qui vous l’atteste : le jeu en vaut la chandelle ! Il m’a fallu trois jours pour venir à bout par tronçons de cette première partie, une journée (et la nuit qui allait avec) pour lire tout le reste tant le livre ne parvenait plus à lâcher mes mains.

Après une vingtaine de pages qui nous décrivent le drame du personnage, le monde dans lequel il évolue et nous brossent quelques tableaux apocalyptiques, on entre de plein fouet dans une histoire passionnante dont on veut à tout prix connaître la chute. Et celle-ci est à la hauteur, ce qui n’est pas toujours le cas !

Comme les lecteurs fidèles de ce blog doivent le savoir, j’aime les parutions Griffe d’Encre en général. Mais, si elles font preuve d’une grande pertinence, de cynisme souvent et de beaucoup d’intelligence, il leur manque parfois un petit quelque chose d’émotionnel. En tout cas, pour moi qui aime trouver cela dans mes lectures. Ce livre arrive à allier intelligence (réflexions sur la liberté de pensée, la difficile conciliation entre une Morale dogmatique et le sens moral personnel, quête d'absolu, quête de soi à travers le héros, mais pas seulement, analyse des excès post-traumatiques...), suspense et émotion. Sa fin ouverte n’est pas pour autant une non-fin.

En un mot, j’ai adoré et je ne peux que vous en recommander très chaudement la lecture.

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 11:02

http://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x308/mort_200-200x308.jpg

C’est l’histoire d’un homme...
« Le Bureau des Suicides, s’il vous plaît ? »
... qui voudrait en finir...
« Vous avez rendez-vous ? »
... mais quand la bureaucratie s’en mêle...
« Le suicide est une affaire sérieuse, monsieur. Revenez dans six mois. »
... et qu’il prend en main son destin...
Splash !
... il a une drôle de surprise au réveil...
« Je ne suis pas mort ?
— Disons que vous ne l’êtes plus. »

Illustration de couverture de Fablyrr

Vous pouvez lire en ligne les premières pages de cette novella.


Voici le quatrième de couverture accrocheur de cette novella de SF. Antoine Lencou nous plonge dans un univers familier (en tout cas, pour ceux qui ont lu ses nouvelles dans Ouvre-toi ! , Aube & Crépuscule et Lanfeust Mag n°112) où le mobilier, désespérément bavard, a la responsabilité de penser avec (voire plutôt à la place de) ses propriétaires.

J'ai retrouvé avec plaisir la griffe de cet auteur, avec des dialogues délicieusement absurdes, un style agréable et surtout une réflexion sous-jacente sur l'évolution de notre société. Sans faire montre de moralisme, l'auteur parvient à aborder de nombreux thèmes, qu'il s'agisse de la vie et de la mort, de ce qui fait l'identité d'un être, et, bien sûr, l'évolution techinque "pour notre bien" et les travers associés (et bien d'autres thématiques que je ne pourrais toutes citer).

Un livre intelligent avec une intrigue bien menée (mais il faut s'accocher pour suivre parfois !) et des dialogues succulents. Que demander de plus ?

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 09:43

http://www.mnemos.com/JOOMLA2/images/couvertures/Dutrait/roiebene-bd.jpgPuisque je vous ai précédemment conseillé de lire des premiers romans, il fallait bien qu’un jour je vous donne mon avis sur la sortie de l’un d’entre eux. Comme je l’ai déjà souligné, Mnémos laisse régulièrement sa chance aux jeunes auteurs et leur offre ainsi une diffusion que la plupart des petits éditeurs ne peuvent leur accorder.

 

Un mot donc pour commencer sur la qualité de cet éditeur dont j’ai acheté peu d’ouvrages jusqu’ici.

Question de goût personnel, mais je n’ai pas vraiment apprécié la présentation qui consiste à mettre en majuscules les premiers mots de chaque chapitre. Amatrice de sobriété, j’y trouve un petit quelque chose de surjoué, comme un film qui se sentirait obligé de faire un gros roulement de tambour à chaque changement de décor. J’ai aussi un faible pour les guillemets (ou au moins les parenthèses) pour séparer les incises dans les dialogues, mais là aussi, on reste de l’ordre de l’anecdotique. Ce qui l’est beaucoup moins, hélas, ce sont les coquilles qui parsèment l’ouvrage. Je le déplore d’autant plus que Mnémos, justement, joue la carte de la nouveauté et qu’il faut une bonne équipe pour mettre en valeur la prose d’un premier roman. Je ne doute pas que cet éditeur reçoive sur son bureau un nombre conséquent d’ouvrages et que cela lui permet une sélection d’autant plus appréciable en ce qui concerne le style de l’auteur. Hélas, ce style n’est pas mis en valeur par ces nombreuses fautes d’inattention. Fautes que tout auteur fait et ne peut trouver à la relecture tant il connaît son livre par cœur mais qu’une bonne équipe de correcteurs ne devraient guère laisser passer. Mnémos a, hélas, une réputation déjà faite en la matière et je déplore que l’arrivée d’Hélène Ramdani aux manettes de ce livre n’ait pas suffi à arranger cette situation. Espérons qu’elle retrouvera une organisation qui lui permette de faire le bon boulot pour lequel elle est connue. J’ai cru comprendre que l’équipe de Mnémos avait changé récemment, laissons leur un peu de temps pour marquer leur nouvelle empreinte.

Cela dit, le travail éditorial ne présente pas que de mauvaises surprises. La couverture est magnifique. Déjà accrocheuse pour le regard, elle se révèle en plus parfaitement en adéquation avec l’histoire et son ambiance. La présentation est soignée, agréable, le quatrième de couverture accrocheur. Un tout petit bémol pour la biographie en petit et en rouge sur fond brun ce qui ne la rend pas très lisible. Cela dit, si vous êtes comme moi, la biographie, ce n’est vraiment pas ce qui vous fait acheter un livre.

 

Maintenant que j’ai retourné dans tous les sens l’objet-livre, trêve de suspense. Et le texte dans tout ça ?

Il faut savoir qu’à l’origine, je ne suis pas une grande amatrice de Fantasy, de ce fait, j’aurais du mal à donner un avis qui parle aux puristes du genre. J’ai toujours du mal à accrocher au « style » propre à la Fantasy : les nombreux verbes de dialogue (fulmina-t-il, geignit-elle, abandonna-t-il dans un soupir, ragea-t-il, etc…), les prophéties, les explications du monde… Je dois reconnaître que Christine Cardot nous épargne une bonne part de ce qui me déplaît en temps normal.  Les explications bien que présentes sont glissées dans l’histoire de façon fluide et généralement plaisante, les verbes s’ils sont un peu trop nombreux à mon goût ne donnent tout de même pas un côté trop théâtral aux dialogues et surtout les prophéties ne sont pas légion. On est là plutôt dans le registre de l’intrigue, mâtinée de visions et d’interprétations. Si elle ne paraît pas évidente, la différence est nette pour moi. Rien de programmé dans cette histoire, on y plonge, on avance, on espère deviner ce qui va se produire et trois fois sur quatre, on est surpris (et encore ! Parce que je suis assez douée à ce jeu-là !) L’auteur nous amène sur des chemins que l’on craint trop classiques (au niveau des relations sentimentales, par exemple) et pourtant, elle parvient à ne jamais aller là où on l’attend. Résultat : j’ai dévoré le livre ! (Au sens figuré, s’entend.)

Et surtout, il y a LE poème. À lui seul, il justifie selon moi, la lecture des quelques 230 pages, même si celles-ci avaient été catastrophiques (et c’est loin d’être le cas). Ce poème qui ne peut que parler à chacun et dont la force est encore plus grande prise dans le contexte de l’histoire.

Il ne faut pas omettre de dire un mot sur la richesse de l’univers et son originalité. Là encore, en tant que non-lectrice de Fantasy, je ne suis pas forcément la meilleure juge pour en parler, mais ce monde m’a paru très original et la symbolique des visions très bien pensée. L’auteur a cherché à trouver des symboles qui nous parlent, tout en restant dans son cadre africain. Pari réussi en ce qui me concerne, même si ce n’est pas ce sur quoi je suis le plus regardante dans un roman.

Ce qui me parle avant tout, ce sont l’intrigue et les personnages. Pas de déceptions de ce côté-là. Le livre ouvre un nombre de portes incalculables et pose des questions sans fin. Certaines trouvent leur réponse en ces pages (beaucoup que j’ai dû rater et c’est avec plaisir que je relirai pour récolter les indices judicieusement semés – preuve s’il en fallait de la qualité de l’ouvrage), d’autres qui j’espère, sont à venir. Je n’ai pas remarqué qu’un tome 2 soit annoncé par l’éditeur pour le moment, mais je peux vous dire que je l’attends avec hâte, en espérant qu’il sera de la qualité du premier (les coquilles en moins ^^).

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  • isa
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)

Paru !

http://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x307/PC_200-200x307.jpgMa première novella est enfin parue !

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