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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 09:41

http://www.gizmodo.fr/wp-content/uploads/2011/06/Facebook.png

 

Pourquoi ? Oui, pourquoi ? J'ai souvent pensé "pourquoi tant de haine ?" Aujourd'hui, je le demande "Pourquoi tant d'amitié bon marché ?"

Entendons-nous bien, je n'ai rien contre les gens que j'ai mis en "amis" sur Facebook et certains le sont vraiment. Mais mince, un AMI, ce n'est pas ça. On ne peut pas avoir deux ou trois cents amis. L'ami, c'est le gars que vous n'hésitez pas à appeler à deux heures du mat si ça ne va pas, qui fera 200kms pour venir vous filer un coup de main si vous êtes vraiment dans le besoin, qui vous accueille chez lui même si vos enfants sont bruyants et risquent de casser ses bibelots. Deux cents amis ? Imaginez le nombre de coups de fil par nuit, le prix de l'essence pour tous ces kilomètres et les éclats de bibelots partout ! Les amis sont précieux parce qu'ils sont rares ; c'est pour ça qu'on peut tout leur donner.

Alors la question que vous pourriez vous poser est : qu'est-ce que ça peut bien me faire ? Tout d'abord, je n'aime pas qu'on galvaude un terme aussi beau qu'amitié. Au-delà de ce problème de principe, ça me bloque à un niveau purement pratique. Aujourd'hui, j'ai enfin fait ma "cueillette d'amis". Parmi la liste qu'on me proposait d'amis qui ont beaucoup d'amis en commun avec moi, j'ai sélectionné une partie de ceux que je connaissais au moins un peu de nom, ceux dont l'actualité littéraire m'intéresse... Et là, justement, je bloque. Il y a des auteurs que je respecte ; leurs opinions, leurs centres d'intérêt, ce qu'ils veulent partager m'intéresse, mais j'ai toujours un mal fou à leur demander s'ils veulent que je sois leur "amie". J'ai dû serrer les dents à chaque envoi avec toujours cette idée en tête que certains allaient se dire "Mais qui c'est celle-là ? On n'a pas gardé les cochons ensemble." Et il y a plusieurs demandes que je n'ai pas osé envoyer.

Alors oui, bon, faut savoir vivre avec son temps. Mais pourquoi ne pas employer le terme de "potes" ou de "contacts" ? Puisque j'ai découvert aujourd'hui qu'il existait des sous-ensembles d'amis (le comble de l'horreur pour moi, pourquoi pas un classement tant qu'on y est ?) chacun serait libre de classer en potes, amis ou contacts si le coeur lui en dit. Autant dire que, dans mon cas, il ne m'en dira point. Il y a des liens qui ne s'expliquent ni ne se nomment. C'est ce qui en fait la beauté.

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 10:08

... et vous n'entendez pas les trémolos dans ma voix en disant ça

Ça devenait usant de ne pas pouvoir réagir, notamment à ce qu'on disait de mes propres articles. Mais je déteste cette interface !!

Donc, à l'avance, ne m'en veuillez pas si je ne commente pas vos murs, faire un commentaire en deux lignes, je ne sais pas. Ne m'en veuillez pas si je ne vous réponds pas sur mon mur, j'ai encore du mal à le trouver. Ne m'en veuillez pas si je ne valide pas votre demande d'amitié, c'est sans doute que je ne l'ai pas encore trouvée...

Autant j'aime les forums, espace commun où tout le monde vient parler et où les choses sont classées par sujet. Autant FB, on suit les discussions en fonction de chez qui on va. Les sujets s'empilent sans moyen pratique pour les retrouver. On est dans l'instantané, c'est un mode de communication écrit avec lequel j'ai du mal.

 

Et les amis...

Les règles à l'avance sont claires : je n'ai pas envie de faire le tri entre les amis, les peut-être amis, les "un jour ce sera un ami", les "c'est pas un ami mais ça se fait pas de dire non"... J'étais morte de rire, en lisant "Lucie est maintenant votre amie" quand j'ai accepté son invitation. Genre : heureusement que FB était là pour qu'on devienne enfin amies ^^

Donc, internautiquement, je suis une fille facile, je dis oui à tout le monde. Je n'ai presque pas d'infos sur mon profil alors niveau intimité... Je pars du principe que si quelqu'un dans la rue me dit bonjour, je lui réponds. Un peu comme sur mon blog, en fait. Le terme "d'amis" est une des choses qui m'a toujours rebutée dans ce truc. Le terme de "contacts" m'aurait davantage plu. Invitez donc, pas de soucis, on est peut-être déjà amis... ou on le deviendra, mais ça dépassera toujours un clic sur un lien à la con.

 

Isabelle Guso | Créez votre badge

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 11:12

Il y a quelques temps, un internaute était venu nous parler sur un forum d'un moteur de recherche nommé Ecosia. Celui-ci mettait en avant une volonté louable de faire un don pour sauver des forêts à chaque recherche effectuée par un internaute. Une alternative à Google qui pourrait certes être intéressante, à condition de ne pas être un simple argument publicitaire fallacieux destiné à faucher une partie des juteux bénéfice du leader de la recherche Internet. Telle était la question que se posait justement celui qui avait posté sur ce forum. Hélas, personne n'a été à même de lui répondre, même parmi des gens assez calés en informatique et soucieux d'environnement.

Il n'y a pas grand-chose d'étonnant à ça, nous savons tous comme il est facile de créer des sites Internet et de brouiller les pistes sur ce qui se trouve vraiment derrière. On peut donc se targuer de sauver x m² de forêt à chaque clic à moindre frais.

Je suis donc allée sur le site WWF avec qui Ecosia affirmait avoir un partenariat. Je n'ai hélas rien trouvé là-bas (si quelqu'un a des infos, je suis preneuse). J'ai laissé une question sur leur adresse de contact : sans succès (depuis maintenant plusieurs mois, je pense donc pouvoir faire une croix dessus).

J'ai finalement trouvé aujourd'hui un article très intéressant sur Hoaxbuster au sujet de ces initiatives de moteur écolo et c'est celui-ci que je voulais partager avec vous :

C'est >> ici <<

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:40

http://oubangui.files.wordpress.com/2009/05/muguet.jpgBillet très court aujourd'hui. Promesse de bêta pour une amie oblige ;)

En fait, j'ai juste été amusée récemment par une étude qui disait que x brins de muguet virtuels avaient été envoyés cette année et qui mettait ça en parallèle avec la baisse de vente du muguet chez les fleuristes.

Ce parallèle direct m'a fait penser à ces chiffres du piratage qu'on applique directement comme une baisse de vente de musique ou DVD. Entendons-nous bien : je ne doute pas que le piratage ait fait baisser ces ventes. Mais on est très loin des catastrophes annoncées par certains sous prétexte que x millions de téléchargements = x millions de ventes en moins. La plupart des gens téléchargent plein de choses qu'ils n'auraient jamais achetées s'ils avaient dû payer (sans compter ceux qui achètent ensuite ce que le téléchargement leur a permis de découvrir).

Cette histoire de muguet virtuel m'a fait le même effet. Il se toruve qu'ayant travaillé il y a 15 ans chez deux fleuristes différents, je peux dire que les ventes étaient déjà en chute libre et les dromacartes n'y étaient pour rien à l'époque. Les gens achètent moins de fleurs, c'est tout. Leur budget est amputé par tout un tas de choses qui n'existaient pas à l'époque où on offrait plus facilement des fleurs.

Pour ma part, j'ai reçu plusieurs brins de muguet virtuels cette année, de la part de gens qui n'auraient jamais envisagé de m'en offrir un vrai. Je tends à penser que ce phénomène virtuel perpétue plutôt une tradition qui, sans cela, aurait des chances de se perdre. Je doute que la baisse sur les ventes soit réellement très sensible.

Mais bon, les corrélations de chiffres, c'est encore plus discutable que les chiffres eux-mêmes.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:50

http://www.metrofrance.com/_internal/gxml!0/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$96f3dl1sdp1d3nqe4p0u2jp2ltm2prk.jpegNouvelle époque, nouveau rêve, nouveau self made man (désolée pour l'anglicisme, quelqu'un a un équivalent français ?)

Voici ce dont parle un article que j'ai lu récemment dans le Var-Matin.

Titre : Garance Doré, de l'or en blog.

La jeune femme sus-nommée a céé son blog en 2006 à Marseille et compte aujourd'hui 60000 visiteurs quotidiens (non, je n'ai pas mis un zéro de trop). Cet outil a fait d'elle un star de la planète mode à New York, Londres, Milan, Paris...

En plus, la jeune femme est une Corse de 33 ans, ça me laisse 2 ans pour l'égaler. Allez hop, au boulot !

Bon, Ok, elle fait des photos, ce qui est un peu plus universel que des pages de blabla en français. Ok, elle fait dans la mode, ce qui est aussi plus porteur que le livre. En plus, j'ai pas tellement envie d'aller jusqu'à New York. C'est loin et les gens ne parlent pas comme moi...


Sérieusement, cet article avait pour seul but d'introduire une réflexion sur les aléas du blog qui, à mon avis, flingue bien plus de carrière qu'il n'en porte aux nues. Mais je verrai ça une autre fois. Je n'ai pas encore mes 60000 visiteurs quotidiens, faut donc que j'écrive un peu pour avoir une chance d'arriver quelque part.

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 08:56

Suite à l'affaire de cette blogueuse dont je vous ai déjà parlée en long en large voire de travers, j'ai découvert une initiative dont je n'avais pas du tout entendu parler jusqu'ici :

Quand les éditions Alphée mettent en place, avec d'autres maisons (dont les éditions Baudelaire, chapeau, parmi d'autres maisons tout de même plus sérieuses, logiquement) un partenariat avec Livraddict, la logique est simple : envoyer un livre mystérieux à un blogueur qui s'est inscrit et qu'en échange de cette gratuité, il rédige une chronique.

Source : Actualitté

Et ce phénomène qui semble donner au blogueur le rôle de critique m'a donné envie de faire un billet.

Ma question première est : dans quel but ? Le principe est le même que l'envoi d'un SP à un critique alors pourquoi ce choix-là ?

Cela m'a amenée à me demander ce qu'était exactement un critique et si le blogueur pouvait tenir ce rôle. Après avoir cherché diverses définitions dans le dictionnaire, il semblerait que le critique se distingue par le fait que c'est son "métier" ce qui nous renvoie à ce vieux débat : qu'est-ce qui sépare le professionnel de l'amateur ? La paie ? Le sérieux ? Les références ? La question agite le microcosme SFFF depuis des années. À partir de quand devient-on un éditeur pro ? À partir de quand peut-on se considérer comme écrivain et non plus comme simple auteur dilettante ? Voilà qu'aujourd'hui la question arrive dans le monde de la critique aussi. Personne ne sera donc épargné.

Je n'entends pas donner une réponse absolue à une question qui agite le monde littéraire depuis aussi longtemps que les philosphes s'interrogent sur la question de l'oeuf ou de la poule : à savoir qu'est-ce que le professionnalisme ? Je me contenterais de donner mon avis (humble de blogueuse) sur la question que je pose aujourd'hui. Ce qui pour moi différencie une critique d'un avis de blog, c'est la compétence. Un blogueur entend seulement donner un sentiment, un critique est censé, s'il fait bien son travail, avoir un "avis" argumenté et un bagage culturel suffisant pour le tenir. Un blogueur peut s'extasier sur un roman étiqueté SF alors qu'il ne sait même pas qui est Asimov, un critique non.

Ma première réaction est donc de me dire que, peut-être, les éditeurs cherchent des "critiques" plus proches de l'avis d'un lecteur moyen. Si je ramène ça au monde du cinéma, je vous avouerai que bien souvent, je me fie davantage à l'avis du public qu'à celui des critiques, ces derniers étant souvent friands de films abscons voire malsains (opinion que j'ai eu par exemple sur Lune de Fiel). Il y a une tendance de l'intelligenzia culturalis à juger selon des critères tellement élististes qu'ils mettront en avant des films que personne ne peut comprendre ou apprécier, simplement parce que cela prouve leur supériorité intellectuelle d'en avoir tiré cette substantifique moëlle qui échappera au commun. Le résultat c'est que l'avis du public est souvent en décalage avec la critique et que les gens se fient plus facilement à l'avis d'un pote pour aller voir un film (et donc, en l'occurrence des potes virtuels qui peuplent la toile) qu'à celui des critiques. Donc, en touchant les blogs, on pourrait toucher la masse, ce qui offre de plus gros bénéfices que quelques intellectuels (espèce en voie de disparition s'il en est).

Dans le microcosme de la SFFF, la multitude de "critiques" de magazines, de fanzines, webzines, etc... permet d'échapper à ce phénomène. Nous sommes face à un réel milieu de passionnés qui font des critiques argumentés, sans que leur but soit de prouver leur intelligence supérieure sur le commun. Peut-être justement parce que ce milieu fait participer le net depuis longtemps et pas seulement des critiques payés à l'égo disproportionné sous prétexte qu'ils passent à la télé. Peut-être le milieu de la "blanche" était-il beaucoup plus fermé. Peut-être certains éditeurs ont-ils voulu revenir vers le public par le biais des blogs. Je veux le croire en tout cas et ne pas mettre tout le monde dans le même sac.


Hélas, on ne peut pas nier que quelques arrière-pensées se soient cachées derrière la démarche d'envoyer des "SP" à des blogueurs plutôt qu'à des critiques. Par principe, le blogueur a des chances d'être moins exigeant et aussi de se laisser influencer par cet acte de "générosité" pour atténuer sa critique.

Visiblement un certain nombre d'éditeurs ont compté sur ce point ; c'est en tout cas ce que semble démontrer l'affaire de Cynthia, mais également plusieurs affaires plus graves relatées dans ce billet de Scriptural : coup de téléphone à une blogueuse pour l'obliger à retirer une critique négative, réactions virulentes et agressives... Visiblement, certains (et j'insiste sur ce point, rien ne dit que ce soit les cas de tous les intervenants) se sont lancés dans cette entreprise uniquement pour avoir de bonnes critiques "faciles". Mais il y a un point qu'ils n'ont pas pris en compte : un blogueur influent dans le monde littéraire (entendons par là quelqu'un qui fait des billets assez intéressants pour avoir des lecteurs) a ce minimum de bagage culturel qui lui permet de ne pas s'extasier niaisement devant tout roman écrit à peu près en français. Et ils font preuve d'une honnêteté intellectuelle suffisante pour l'exprimer (généralement avec plus de répartie que leurs détracteurs).

Ces éditeurs qui sont allés chercher des "avis" des blogueurs sont les premiers à leur reprocher de ne pas être des critiques avérés quand leur chronique n'est pas positive. Mais s'ils voulaient des critiques, pourquoi diable être allés chercher des blogueurs ?

Si nous reprenons la réponse faite par l'éditeur "éditeurs et auteurs associés" à Cynthia, nous noterons qu'elle n'est pas exempte d'une certaine mauvaise foi. Ils accusent tout d'abord la blogueuse d'avoir qualifier leur auteur de mauvais, alors qu'elle a bien précisé que "ce livre n'était pas foncièrement mauvais, mais définitivement pas pour elle". Je relève également cet argument : "Pourquoi aurions nous publié un texte qui en littérature aujourd'hui ne rapporte pas de l'argent mais au contraire pénalise souvent financièrement l'éditeur ?" qui me paraît particulièrement peu défendable de la part d'un éditeur qui appuie son financement sur des souscriptions et qui donc ne prend quasiment aucun risque financier (et je reviendrai d'ailleurs dans un prochain article sur cette initiative). À partir de là, l'ensemble du plaidoyer perd en crédibilité.


Au final, je trouve que ce genre de comportements jette un sacré discrédit sur une initiative dont je ne saurais pas dire si elle était louable ou non. Je déplore peut-être avant tout qu'une partie des critiques ait perdu son contact avec le public, d'une façon que je raprocherai un peu de la Presse qui se voit également préférer de plus en plus les blogs. Mais cela fera l'objet d'un autre article.



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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 15:49
Je viens de découvrir un blog qui m'a énormément faite rire : le blog de Pierrot Beerbaum. Les billets du docteur Beerbaum y sont particulièrement savoureux !
En tout cas, c'est le genre d'humour que j'apprécie (pour ce que j'en ai lu) et je vous encourage à y jeter un oeil.
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:47
Non, pas de règlement de compte ici, désolée pour ceux qui ont cliqué en espérant ça (Allons allons, vous me connaissez donc si mal ?)
Mais il est vrai que certains reconnaîtront sans mal dans cette question le reflet d'un échange que j'eus avec un écrivain sur un forum. La question était simple, je tutoyai l'écrivain et il en prit ombrage, me disant qu'il ne me le permettait pas. Là où la chose fut amusante c'est que j'avais spontanément vouvoyé plusieurs personnes avant cela et qu'on me fit remarquer que ce n'était point d'usage sur les forums.
Bien. Mais la question est : pourquoi ?

Explication pragmatique mais désespérante : 
Le tutoiement est plus facile et se tape plus vite. "J'T KC" va plus vite à écrire que "Je crois vous avoir fait étalage d'une rhétorique propre à vous laisser... pantois"
Dans la mesure où nous sommes sur des forums littéraires où le sms est proscrit, gageons que cet argument ne soit pas le bon. Même s'il nous faut garder à l'esprit que la perméabilité du net pourrait expliquer que le tutoiement se soit étendu depuis des communautés moins regardantes sur la tenue linguistique.

Explication plausible qui ne me sied guère : 
Comme je le disais dans mon article précédent (non, vous n'êtes pas obligés de le lire, il est long et sans queue ni tête), le net est cet endroit magique où tout le monde est votre ami. Vous faites un post sur un forum où vous expliquez que vous avez "marché dedans" et on vous gratifiera en mode automatique d'autant de smileys dégoulinants d'amour que le gars qui vient d'annoncer le décès de son père (je caricature, mais à peine). Le tutoiement partirait de ce même principe qui consiste à faire du premier venu votre super pote comme si vous aviez gardé les Shetland ensemble.

Explication qui m'agrée le plus : 
Pour moi, le tutoiement ne se justifie que pour une raison sur le net (en tout cas sur les forums, qui est le milieu où j'essaie d'en user). Quand un forum se crée, il y a généralement un noyau dur de gens qui se connaissent déjà. A cela viennent s'ajouter d'autres bandes (qui a dit "clans" ? Non, pitié, oubliez ce mot !) de gens qui se connaissent aussi. Et comme c'est un lieu public, des fans, des lecteurs, des voyageurs virtuels égarés, viennent se perdre sur les fils de cette toile. Or, il se trouve que sur les forums, le débat enflammé (constructif ou non c'est une autre histoire) est de mise. Si on laissait faire la nature (ou plutôt la culture en l'occurrence), il y aurait des intervenants intégrés qui se parleraient entre eux en se donnant des petits noms et en se tutoyant ; et les autres, ceux qu'on autorise tout juste à mettre un pied ici et à donner leur avis, mais tout de même avec un "vous" de circonstance. Ça met tout de suite à l'aise pour discuter !
L'égalité n'est déjà pas tout à fait de mise dans une communauté et les débordements de celui qui est intégré seront mieux tolérés que ceux des nouveaux. D'abord parce que "on sait qu'il est comme ça" ou bien au contraire "on sait que ce n'est pas son genre" et donc on cherche ce qu'il a voulu dire et exprimé maladroitement. Il y a les "second degré" qu'on interprète comme il faut quand on connaît leur auteur, les private joke, le fait de poursuivre des discussions déjà engagées ailleurs, le fait que le nouveau dit parfois un truc qui lui paraît intéressant alors que la chose a été débattue précédemment, etc...
S'intégrer à égalité dans une communauté déjà soudée (même si elle dessoude aussi parfois) n'est pas toujours facile, si on oblige le nouveau à un respect distancié en plus, je crains fort que sa capacité à discuter puisse en être réduite. Dans la mesure où ceux qui ouvrent des forums publics le font (normalement) pour permettre à chacun de s'exprimer, il est normal d'essayer de les mettre à l'aise.

Cela étant dit, toute personne qui n'est pas habituée à cette culture peut s'offenser de tant de familiarités (j'ai noté qu'elle le faisait d'autant plus facilement si elle était elle-même intégrée et renvoyait donc ainsi (sans doute inconsciemment) son interlocuteur au rang de "tout juste invité") et demander courtoisement à être vouvoyée. Ça ne me choque pas. D'autant moins que je suis absolument incapable de tutoyer un certain nombre des intervenants.
Comme quoi... 
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 08:26
Prochains articles à venir :
L'auteur doit-il devenir un VRP ?
Le débat sur les forums (et affiliés) peut-il être constructif ?


Bon, après trois jours de blogging intensif, tirons un premier bilan.
Comme certains le savent peut-être, l'interface blog est un truc auquel j'ai toujours été assez allergique. Cela repose pour moi sur certains principes qui me hérissent le poil.

Le premier et le pire selon moi : donner l'impression aux gens qu'ils n'existent que s'ils se mettent en scène et ouvrent portes et fenêtres pour inviter la terre entière dans leur intimité. On se vend, on s'affiche. Pour attirer le chaland, il faut parler de sa dernière prouesse sexuelle, de ses problèmes conjugaux, de ses souffrances intimes. J'ai tendance à penser (mais cela n'engage que moi) que tout cet étalage rend les émotions moins authentiques. Tout devient de l'ordre du paraître ; à force de s'étaler, on s'étiole.


Le second risque découle de ce premier : Sur le net, tout le monde nous aime, tout le monde nous envoie un gros smiley bourré de coeurs au moindre chouinement ou au moindre ongle cassé. On a tôt fait de se dire qu'on a plein d'amis, que les autres, là dehors, ceux qui sont toujours pressés, parfois hargneux, jamais assez attentifs... Ceux-là sont beaucoup moins bien que nos copains du net qui sont tellement à notre écoute. Sauf qu'un smiley en forme de coeur qui vous envoie deux mille bisous à la minute, ça ne demande qu'un clic et ça peut être aussi "authentique" qu'une émission de télé réalité. Si vous parlez deux heures à quelqu'un, vous vous rendrez vite compte si vous le gonflez. Si vous tapez un post de deux pages sur vos malheurs, vous ne saurez jamais si celui qui vous met son gros smiley baveux d'amour vous a vraiment lu où s'il a vu les quelques mots clé témoins de votre souffrance qui ont déclenché le réflexe "smiley coeur."
Bon, là-dedans, il faut admettre qu'il n'y a pas que du mauvais. C'est une arme à double tranchant. Cela peut être salutaire pour des ados qui souffrent d'isolement, pour parler anorexie, mal-être, problèmes scolaires. Sans doute trouveront-ils une écoute qu'ils n'ont pas ailleurs. Ça leur permet surtout de mettre en mots des sentiments qu'ils cacheraient pudiquement à un âge difficile et ça peut les aider aussi à aller vers les gens s'ils tendent à la timidité.
Mais dans le prolongement, ils peuvent vite devenir accros à ce rapport social sans risques (ou du moins le croient-ils). Là, l'investissement affectif de chacun n'est pas toujours le même. Quand on s'attache maladivement à quelqu'un qui vous lit d'un oeil distrait et vous répond en automatique, viendra un moment où on risque de tomber de haut et ce jour-là on regrettera sans doute d'avoir limité ses rapports sociaux à ce type de relations.
Car comme toujours, le risque réside dans l'exclusivité. Pour un ado, la confrontation à l'autre est douloureuse, blessante, c'est une véritable épreuve. Mais certaines épreuves sont indispensables à la constitution d'un individu solide. Se trouver une échappatoire est tout sauf salutaire.
Et ce qui vaut pour l'ado vaut aussi pour le trentenaire nostalgique qui va passer ses journées en quête de ses ex copains de classe pour faire revivre le temps passé et qui risque d'y fuir un peu sa vie présente banale et terne. Rien de grave tant que c'est anecdotique (on a tous besoin d'évasion), quand il en vient à détester sa vie réelle parce qu'il s'y trouve vieux alors que sa vie virtuelle le renvoie à ce passé perdu, c'est nettement plus destructeur.
Et puis surtout, il y a le temps.

Le vice suivant et il n'est pas des moindres, c'est le côté chronophage de cette activité. Bon, l'ordinateur (et le net en particulier) est chronophage. Jeux on line, forums, réseaux sociaux... Mais le blog (et affilié) a cela de particulier que c'est vraiment un endroit où on se raconte et où on garde souvent le nez collé à son nombril. Une tendance déjà bien présente chez l'être humain. Je ne sais pas s'il est  souhaitable de l'accentuer. Pour couronner le tout, nos fournisseurs font tout pour nous rendre accros. Histoire de tirer sur la corde sensible des petits soldats habitués à la notation et au score que nous sommes, on nous fournit même un indice de 1 à 100, un top des blogs, tout ce qu'il faut pour nous encourager à aller appâter le chaland pour gagner en "popularité" et donc tomber dans les vices précédents : c'est-à-dire se sentir exister par un tissu de relations qui se résument en fait à une certaine forme d'exhibitionnisme.



Et pourtant, le blog n'a pas que des vices (la preuve, j'en ai fait un).
Il a tout d'abord un aspect pratique qui sera différent pour chacun. Pour moi, il s'agit ni plus ni moins que d'informer d'éventuels lecteurs de mes futures parutions. J'ai découvert que dans le milieu de la petite édition il n'était pas toujours facile d'être suivie par les lecteurs alors qu'on passe d'une maison d'édition à une autre ; ce qui est pourtant une nécessité au vu des rythmes de parution dans ce milieu. Si vous répondez à des appels à textes pour paraître dans des anthologies par exemple, vous ne risquez pas de vous limiter à ceux d'une seule maison, à moins d'écrire très peu. Et même au-delà, à moins d'écrire un seul livre par an, vous risquez de produire plus que ce qu'une seule maison peut éditer.
J'ai donc souhaité faire une page que je pourrais mettre sur mes biographies et tenir à jour régulièrement dans l'éventualité (assez faible, honnêtement) que des lecteurs accrochent suffisamment à mon style sur une nouvelle pour se donner la peine de me rechercher. Je dis bien "assez faible" parce que le lecteur est souvent un peu flemmard. A moins qu'il ne tombe littéralement amoureux d'une plume, il prendra souvent ce qu'on lui sert dans les anthos et les livres dont les pubs l'auront accroché. Et pour le moment, je ne suis pas sûre d'être à un niveau qui justifierait qu'on tombe amoureux de ma plume (quoi qu'une éditrice soit visiblement dans ce cas et je l'en remercie).
Cet aspect pratique pourra revêtir d'autres formes : blog de politique, blog d'actualité, etc... Les blogs de Maître Mo et de Maître Eolas sont la preuve virtuelle (puisque je ne peux guère dire vivante) que le blog peut être un excellent moyen de communiquer des idées et de faire réfléchir. Mais des blogs de cette qualité sont rares et je ne prétends pas pouvoir y prétendre. 

A titre personnel, le blog a une autre vertu pour moi (et peut-être ne suis-je pas la seule). Me trouvant relativement isolée pour des raisons de déménagement et de vie de famille difficilement compatible avec de nouvelles rencontres, j'éprouve un besoin important de discuter avec des gens... comment dirais-je ? Des gens avec qui je puisse avoir des discussions constructives et intéressantes, autre que celles qui occupent ma communauté tropézienne. Ce désir se traduit souvent par des posts longs et sans doute gonflants sur des forums où les gens n'ont pas forcément envie d'être envahis de la sorte. Ici, je suis chez moi et peut-être puis-je en profiter pour déverser un peu tout ce besoin d'expression sans noyer mon mari ou mes contacts virtuels.
Peut-être... C'est pas dit que ça marche. Parce que le vice dans ce procédé c'est que je n'ai pas beaucoup de réponses. Je suis lue (peut-être, si j'en crois mes statistiques en tout cas, mais elles révèlent le nombre de passages pas de lectures réelles) mais personne n'est là pour me répondre et approfondir le débat. Pas de nuance apportée non plus.

Puis voilà, j'avais plein d'autres choses en tête mais je me perds dans des détails et vous dire l'essentiel me prendrait alors encore des heures...
Un des vices du blog, en somme.


Je garderai deux points essentiels pour faire les deux articles annoncés en tête de l'article ^^


Et puis tout ça ne m'a pas empêchée de finir le premier jet de mon roman. L'essentiel est sauf :) 
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:01
Ah oui, j'avais dit pas de coups de gueule ni d'humeurs.
Mais j'avais dit aussi que je ne tiendrai pas (aucune volonté...)
Juste un petit mot à ceux qui me lisent pour leur rappeler l'existence d'un site très utile : Hoaxbuster. Le traqueur de rumeurs est à la préservation de la toile ce que l'UNESCO est à celle de la culture (en moins politisé). A tous mes amis, je le dis, vous aurez ma mort sur la conscience ! Non, on n'attrape pas des cafards dans la langue en léchant ses enveloppes ! Non les Danois n'organisent pas des Gempukku sanglants en massacrant des dauphins ! Non, TF1 ne décompte pas les mails qu'on transfère à tous ses contacts pour savoir quel sera le thème de la prochaine émission de 7 à 8 ! Et non, il n'y a pas de zone zéro à atomiser sur votre disque dur.
Par pitié, quand un mail vous est transféré et que vous pouvez lire dedans des choses comme "A faire circuler le plus largement possible" ou "Il vaut mieux prendre quelques minutes pour transférer ce mail que [au choix] laisser mourir des dauphins/ laisser vos pauvres contacts en proie à un virus mutant machiavélique/ laisser le pauvre Jérôme se morfondre dans son fauteuil roulant d'avoir tué sa petite soeur/ laisser je ne sais plus qui mourir faute de don d'organes/ laisser vos amis mourir d'un AVC sans même s'être rendu compte qu'ils ne pouvaient plus ni sourire ni lever les bras/ etc... " ou si vous voyez des fautes dignes d'un gamin de CP qui reflètent de façon évidente l'utilisation d'un traducteur automatique... Par pitié, prenez cinq minutes pour vérifier si vous ne faites pas circuler un truc tout à fait bidon.
Les hoax n'ont qu'une seule vertu selon moi : nous réapprendre à développer un minimum de sens critique dans ce monde où on fait tout pour nous en priver. Apprenez à les traquer et à les éliminer pour notre santé mentale à tous.
Merci. 


PS
Et si vraiment le clic vous démange en même temps que votre conscience qui vous incite à faire circuler sans vous poser de questions, essayez au moins de ne pas laisser apparaître tous les mails de vos contacts et des contacts des cinq internautes précédents qui ont fait circuler ce mail. 
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  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)

Paru !

http://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x307/PC_200-200x307.jpgMa première novella est enfin parue !

Vous pouvez découvrir un extrait en ligne.

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Vous pouvez aussi le commander en ligne sur le site de l'éditeur, Amazon et Fnac.com.

Les premiers avis ici !

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