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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 12:49

Ceux qui parcourent ces pages assez régulièrement auront eu l'occasion de se rendre compte que je suis assez sensible à l'Histoire et à son importance. J'ai récemment écrit trois nouvelles sur le sujet et j'ai entamé une novella également pour en parler.

Derrière l'idée de "devoir de mémoire" que certains veulent présenter comme une forme de culpabilisation aliénante, il y a surtout la nécessité de ne jamais oublier les erreurs du passé pour ne pas les reproduire. Dans un monde qui veut de plus en plus "avancer" (entendez par là "s'enrichir") quel qu'en soit le prix, je trouve qu'il est bon de rappeler ce qui peut arriver parfois.


Bref, sachant cela, vous ne vous étonnerez guère que je sois horrifiée par cette dernière affaire. Pour résumer, il s'agit d'un Maire qui a demandé à ce qu'on modifie un terme dans un témoignage qui devait être lu par des élèves à l'occasion d'une commémoration. Cette lettre d'une déportée parle du moment où des gendarmes l'ont emmenée et le Maire a dit qu'il serait préférable de remplacer le mot "gendarmes" par "hommes" pour ne pas "stigmatiser" la profession.

Je n'ai rien contre les gendarmes (enfin, ceux qui font bien leur boulot et qui sont une proportion aussi honorable que dans tout autre corps de métier) et je n'ai aucune envie de les stigmatiser. Mais je n'ai rien contre les Allemands non plus, qui sont un "frère" européen et un peuple courageux qui a su surmonter de grosses difficultés économiques lors de sa réunification. Alors, puisqu'on y est, pourquoi ne pas dire que la guerre a été faite par des "hommes" pour ne pas stigmatiser ce peuple ? Récemment, j'entendais que la ville de Vichy en avait assez d'être associée au "Régime de Vichy" (je vous rassure sur Google, ça ressort après l'eau minérale), alors pourquoi ne pas dire que c'était le régime de "Trucmuche"  ? Peu importe le nom, après tout.

Et si le "devoir de mémoire" c'était justement de rappeler que dans cette période sombre de notre histoire, des gens qui faisaient juste honnêtement leur travail ont été responsables de drames, que de simples citoyens ont collaboré par peur, qu'il n'y a pas forcément que des grands méchants et des super gentils mais une situation tellement horrible que tout un chacun (ou presque) a participé à cette horreur.

Aujourd'hui, les "gendarmes", demain les Allemands ou Vichy... Et un jour, c'est dans les livres de SF qu'il faudra apprendre l'Histoire à nos enfants.

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Published by isa - dans (a)politique
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commentaires

Caliban 30/04/2010 13:03


Isa> Ça me met au rang des nazis pour toi

Evidemment pas. Même si je ne suis pas d'accord avec tout, je n'ai aucun problème avec la moindre des idées que tu énonces dans ce dernier commentaire, et je n'imagine même pas que tu partages de
près ou de loin les idées puantes de l'époque.

Ce que j'ai relevé, précisément et explicitement, c'est un usage malheureux d'un terme sensible : dans un contexte pareil, on ne peut pas parler "d'inhumanité" à tort et à travers.

Marcil en donne d'ailleurs une excellente illustration. Je ne doute pas plus de ses bonnes intentions, et je fais la part de l'écriture trop rapide, mais lorsqu'il écrit :
Marcil> Donc, va pour les appellations de sous-hommes (...)
Marcil> Les SS d'alors n'appelaient-ils pas les déportés des "Stucken" ?
Tel que je le comprends, son argument se réduit à : "si les SS le faisaient, pourquoi pas nous".
C'est ce que j'appelle s'abaisser à leur niveau. Et c'est d'une maladresse insigne. Si l'on valide cet argument pour un bête point de lexique, il ne faudra pas s'étonner ensuite que, lorsqu'on
l'aura bien banalisé, des gens moins fréquentables le reprennent pour justifier tout et n'importe quoi.


Pour clore, je suis désolé que tu juges mes interventions inappropriées. Ce sera la dernière, donc.


isa 30/04/2010 13:11



Caliban > Pour clore, je suis désolé que tu juges mes interventions inappropriées. Ce sera la dernière, donc.


Je n'ai jamais dit ça, il me semble, sur aucune de tes interventions jusqu'ici. Interventions auxquellles j'ai toujours répondue et dont je t'ai généralement remercié sincèrement pour ce qu'elles
m'apprenaient (je suis toujours sincère, peut-être trop, parfois ?). Mais là, tu as employé le terme de "s'abaisser au niveau des pires idéologies", toi qui es sensible à l'usage des mots, je
pense que tu peux comprendre qu'il devient alors difficile de discuter.


Pour le reste, depuis le début, je suis d'accord avec toi sur "Inhumanité". Avis que je ne partage pas avec Marcil et je lui ai dit exactement la même chose que toi sur le fait que "c'est pas
parce qu'ils l'ont fait qu'on doit le faire aussi." Mais lui et moi n'exprimons pas les mêmes idées sur le sujet. Ni les gendarmes, ni les Allemands ni personne n'était inhumain. C'est dans leur
humanité même que l'horreur a pris racine. Les en priver est plus grave qu'une insulte, c'est nous enlever toute chance de comprendre comment cela a pu avoir lieu. Et c'est justement de
comprendre ça (comment des humains peuvent en arriver là) qui nous apprendra peut-être comment éviter d'y revenir.


 


*edit*


En plus, je ne vois pas l'intérêt que tu te retiennent d'intervenir si tu as quelque chose à dire. La preuve, sans toi, je n'aurais pas vu le lien vers le témoignage de cette déportée et j'aurais
manqué une partie des informations (ce que je n'aime pas quand je m'exprime sur un sujet). Après, je crois que tu as lu des choses dans les réactions qui n'étaient pas ce que je pensais et que tu
as assimilé les deux. J'ai lu personnellement des réactions disproportionnées, notamment parce qu'elles ciblaient les gendarmes (il se trouve qu'un de mes meilleurs amis est gendarme, par
vocation et qu'il est fier de son boulot). Pour moi, c'est là qu'il y a risque. On encourage bien plus le ressentiment, à mon avis, en donnant l'impression de privilégier une catégorie de
personnes (comme d'avoir droit d'insulter un chauve, mais pas un arabe ou un juif) qu'en allant au fond des choses.



caliban 30/04/2010 00:15


Isa> Tu te serais battu si on avait parlé d'un épicier inhumain, mais tu n'es pas choqué qu'on suggère
Isa> le mot "homme" à la place de gendarme ?

Ben non. Les gendarmes étant des hommes, la substitution ne me choque pas, même si on perd un peu en précision. (très généralement, en tout cas. Dans ce cas particulier, comme je l'ai longuement
expliqué plus haut, la phrase corrigée me gêne presque autant que la première)



Larousse> "Action de censurer*, d'interdire tout ou partie d'une communication quelconque."

Précisément. Non seulement il n'y a pas eu d'interdiction — tu parles toi-même de "suggestion" — mais j'ai expliqué dans mon premier commentaire que, même s'il l'avait voulu, le maire ou son
adjoint n'auraient eu aucun moyen d'interdire quoi que ce soit à un prof de collège. Donc il ne saurait s'agir de censure. Les mots ont un sens (et à force de crier au loup...)


Isa> Pour revenir à tes propos, ce n'est pas le terme d'inhumanité qui a été censuré et c'est ça
Isa> qui me pose problème.

Tu mélanges les rôles et les compétences.
- Il n'y a pas eu de censure. Si censure il y avait eu sur ce qui pouvait ou non être dit dans cette classe, elle n'aurait pu venir que des supérieurs hiérarchiques de la prof (le directeur de son
collge, l'IPR, le Recteur, etc.), c'est-à-dire de genre réputés qualifiés pour savoir ce qu'est une classe de collège et faire la part des choses.
- Il y a eu un simple commentaire, accompagné d'une suggestion peut-être maladroite, par un élu municipal, qui ne revendique aucune compétence ni en matière pédagogique, ni en matière d'histoire,
mais qui a jugé une formulation choquante et stigmatisante pour une partie de la population. Il était parfaitement dans son rôle en la relevant et en faisant part de son trouble à la prof. S'il
avait été vindicatif, ou tenté par une quelconque forme de censure, il aurait plutôt saisi le Rectorat.

Pour moi, la simple courtoisie républicaine aurait été pour la prof, fonctionnaire d'Etat, de répondre à l'élu du peuple en lui expliquant ce qu'il aurait pu ne pas comprendre de sa démarche, et/ou
en cherchant une solution satisfaisante pour tout le monde. Pas de rameuter la presse et les bloggers en hurlant à une censure inexistante — pour plomber un adversaire politique par surcroît, le
maire étant de droite (NC) et la prof conseillère régionale PS à ses moments perdus.
Je note au passage que les profs d'histoire-géo en collège sont aussi responsable de l'instruction civique. Bel exemple pratique.


Isa> On ne remet pas en question les méthodes de cette femme.

De qui parles-tu ? De l'adjoint au maire ? Non, il ne s'est rien permis de la sorte. Du Rectorat ? Pas à ma connaissance. de moi ? Si. Je ne connais pas assez l'affaire pour avoir un avis bien
ferme sur la question mais, pour le peu que j'en ai lu, si, je remets en cause les méthodes de cette prof.


Isa> Je continue à trouver dangereux de raisonner de dire "ça va porter préjudice aux gendarmes,
Isa> ne parlons pas des gendarmes".

Ce n'est pas ce que je comprends de l'intervention de l'élu. Il a signalé une formule malheureuse qui, à son avis (et au mien) pouvait en effet porter préjudice aux gendarmes (et, pendant qu'on y
est, à la paix sociale), dont on pouvait comprendre qu'ils étaient "inhumains".
Pour le citer :

Il n'a apparemment pas demandé qu'on maquille la réalité historique, ni qu'on s'abstienne d'évoquer le fait que c'étaient des gendarmes qui avaient procédé à l'arrestation en question; encore moins
qu'on "ne parle pas des gendarmes" (sauf peut-être dans les phrases contenant des insultes graves). Il s'est contenté de proposer une reformulation de la phrase problématique, que la prof avait
d'ailleurs apparemment acceptée dans un premier temps.



PS
Isa> Larousse (1998), j'avoue, c'est moins prestigieux que le Robert.
Je suis bien plus snob que ça encore. Je carbure au Littré. Pour les amateurs :
http://francois.gannaz.free.fr/Littre/accueil.php


isa 30/04/2010 08:39



Bon, on pourra discuter des heures, j'ai bien vu qu'on ne se mettrait pas d'accord.


En fait, j'avais loupé le "s'abaisser au niveau des pires idéologies" (du moins n'avais-je pas fait attention à la formulation exacte) sinon, je crois que j'aurais lâché le morceau dès le post
précédent.


Donc là, je vais juste répondre une dernière fois sur les mots : ceux qui t'ont choqué dès le départ.


"Censure" : oui, je continue à penser que ça en est. Dans cet article (et c'est ce que j'ai entendu sur France Info) il a été dit que le Maire avait refusé cette lecture. Je pense que lors d'une commémoration officielle, quand l'Élu principal de la ville refuse une lecture, il est difficile de s'y opposer.
Maintenant, la censure peut être justifiée ou non (tu parles de grands mots ? Pour moi, censure est juste un mot. Si on censue une scène X dans un film pour gamin, je n'irai pas crier au
scandale. J'aurais parlé déni de démocratie, je ne dis pas. J'ai parlé de "censure" juste un mot qui veut dire interdire (refuser ?) une partie d'une communication.


Ensuite "Histoire". Pareil c'est juste un mot pour moi en l'occurrence le nom d'une matière scolaire comme la Géo ou les Maths. C'est vrai que je tends à y mettre une majuscule quand on parle de
l'Histoire en général et non d'une histoire. Pour moi, vouloir cacher que ce sont les gendarmes qui emmenaient les déportés c'est changer non pas la petite histoire de cette femme mais l'Histoire
en général, de peur que les gamins ne la comprennent pas. À savoir si les gamins de 12 ans ont le recul nécessaire pour juger, je n'en suis pas sûre. Mais pour moi, ça dépasse le cadre du
gendarme. J'ai lu Anne Franck à 11 ans et un Sac de Billes pour l'école aussi. J'ai entendu des gamins dire que les Allemands c'était tous des sales nazis. Moins de risque pour la paix sociale ?
Ok. Plus de risque de racisme et de risque pour la paix, tout court. Je ne trouve pas ça moins grave.


Tu réagis sur "horrifiée" ? Oui, je le suis. C'est mon état d'esprit quand je vois qu'on parle d'enlever un mot pour protéger une catégorie de gens et non pas remettre en cause les méthodes
d'éducation générles d'une prof qui serait peut-être mauvaise (et oui, je parlais du Maire là, qui protège la paix sociale et les gendarmes mais pas l'esprit des petits collégiens qui,
visiblement, auraient de quoi être manipulés). Je suis horrifée parce qu'on parle de faire une école qui forme des travailleurs et de diminuer l'enseignement de l'Histoire Géo pour des matières
plus utiles. Je suis horrifiée en général quand on multiplie les commémorations d'un côté sans pour autant expliquer vraiment leur sens. J'ai entendu il y a peu cette histoire sur Vichy qui ne
voulait plus être associée au régime de Vichy. Je me suis dit "ET les gens qui ont la guigne de porter le doux nom de Pétain, ils vont peut-être en avoir marre un jour". Qu'on décide de mieux
apprendre Pétain, c'est à dire d'expliquer qu'en la circonstance, cet homme a pensé qu'il sauverait le plus de Français en faisant ce qu'il a fait, en expliquant que c'est toujours facile de
juger hors contexte et a posteriori, en introduisant un peu de nuances, en bref, je ne suis pas contre. Mais qu'on arrête juste de dire son nom pour ne pas heurter ses homonymes, ce serait autre
chose.


Mon propos est celui-là depuis le début. J'ai bien relu mon billet de départ pour être sûre de ne pas avoir dit des choses horribles qui mériteraient d'être taxées de "pires idéologies" mais je
n'y dis que ça. Que ça m'effraie (horrifie même) qu'on réfléchisse l'histoire en fonction de la stigmatisation d'une catégorie de personnes. Parce que parler de 3 gendrames ce n'est pas parler de
tous les gendarmes. Pour moi, on fait la même erreur qu'en disant qu'il ne faut pas montrer que tel ou tel délinquant est d'origine musulmane parce que ça "stigmatise". Ça arrêterait de
stigmatiser si toute la communauté se séparait clairement de cette personne au lieu de vouloir le couvrir d'anonymat. Un musulman est UN musulman, s'il fait des conneries, il n'engage que lui et
pas toute sa communauté. Trois gendarmes sont trois gendarmes, s'ils font des conneries... À 12 ans, je pense qu'on est capable de comprendre ça si c'est bien enseigné. Et je continuerai à être
"horrifiée" qu'on préfère censurer un mot en particulier que de voir le fond de l'affaire.


Ça me met au rang des nazis pour toi (ou bien as-tu des idéologies encore "pires" à me citer ?) ? Pas de souci. J'ai dit ce que j'avais à dire et j'ose croire que nombreux seront les lecteurs à
ne pas y voir d'extrêmisme. Pour le reste, j'ai l'impression d'avoir atteint le point Godwin alors je pense que ça ne sert à rien que je m'explique davantage.



Marcil 29/04/2010 23:20


Caliban>Et alors ? Et alors, un homme est un homme, point. Les pires bourreaux Nazis (et coupables ou non ces gendarmes en sont très loin) sont des criminels, c'est à dire des HOMMES qui ont
commis des crimes, suffisamment atroces pour qu'ils aient été qualifiés de "crimes contre l'humanité", imprescriptibles. Ils méritaient à mon avis d'êtres jugés et pendus, comme certains l'ont été,
mais ça n'en reste pas moins des hommes, et ni des sous-hommes, ni des non-hommes, ni "l'incarnation" de quoi que ce soit d'inhumain. Des hommes, ni plus, ni moins.
J'espère que tu me pardonneras d'être brutal mais, à mon avis, tu t'abaisses au niveau des pires idéologies en prétendant autre chose. Les mots ont un sens et, dans pareil contexte, ceux-là sont
particulièrement dangereux.

Las, voilà bien une manière de voir les choses à la pompe pénible et irritante pour les yeux !
Évidemment que c'était pas Pif le chien qui était aux commandes des manettes de gaz quand les déportés pensaient prendre leur douche ! Donc, va pour les appellations de
sous-hommes/non-hommes/satanistes/cannibales/sous-produits de fausse couche et résidus de crotte de bique... (je suis très en verve ce soir)
Les SS d'alors n'appelaient-ils pas les déportés des "Stucken" ?
Alors quand je lis "qu'en prétendant le contraire, on s'abaisse aux pires idéologies..." Et d'ailleurs, ça veut dire quoi ce binz ? Moi y en a pas comprendre.


isa 29/04/2010 22:22


Isa> Pour moi, c'est une forme de censure.

Caliban > Visiblement, nous n'avons pas le même dictionnaire.

Larousse (1998), j'avoue, c'est moins prestigieux que le Robert. Deuxième définition : "Action de censurer*, d'interdire tout ou partie d'une communication quelconque."


*(définition de censurer juste après : pratiquer la censure, merci Larousse, on est vachement aidés :-/)

Il me semble que c'est ce qui se passe en l'occurrence. Après, si cette femme dit des mensonges ou travestit la vérité ou traumatise ses élèves par un excès de zèle ou tente de les manipuler... il
peut être légitime de la censurer, mais ça restera de la censure (ce mot déplaît, mais quand on condamne Lepen pour ses propos, ça en est et personne ne bronche. La censure n'est pas en soit
anti-démocratique quand elle est bien appliquée).
Mais là, le problème est autre. On ne remet pas en question les méthodes de cette femme. Juste qu'il y a un gendarme qui a été choquée par ce qu'elle a dit et qui a demandé à ce qu'on retire cette
partie-là de ce témoignage. Qu'on garde l'idée (l'inhumanité) mais qu'on ne dise pas aux gamins que c'était des gendarmes qui arrêtaient les Juifs. J'appelle ça travestir la vérité.
Et je continue à trouver dangereux de raisonner de la sorte. Pas d'empêcher un prof de mal faire son boulot, mais de dire "ça va porter préjudice aux gendarmes, ne parlons pas des gendarmes". Pour
les raisons que je donne dans mon article, c'est-à-dire que si on commence comme ça on considérera dans quelques années qu'il ne faut pas parler des Allemands non plus, de peur que nos chères têtes
blondes deviennent anti-allemands. Sauf que c'est l'horreur même de cette guerre qui nous rappelle comme il est important de ne pas se fâcher avec nos voisins (genre pour des divergences
économiques). De même, il est important de se rappeler qu'une des horreurs d'avoir un gouvernement qui collabore, c'est que ça oblige les gendarmes à faire un sale boulot.
Mais je suis d'accord sur le terme inhumain. Si c'est le terme d'inhumanité qu'ils avaient censuré, je n'aurais pas été contre. Je suis la première à trouver qu'on a tort de vouloir caricaturer la
situation. Ça aussi c'est le devoir de mémoire, se rappeler que la situation n'était pas la nôtre, que résister n'était pas facile et si j'étais "né en 17 à Leindenstadt"...


caliban 29/04/2010 20:17


Loupé pour les liens. Dommage qu'on ne puisse pas prévisualiser les commentaires.

Pour le texte du témoignage, donc, c'est ici :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100428.OBS3147/une-mairie-censure-la-lettre-d-une-ancienne-deportee.html


Profil

  • isa
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)

Paru !

http://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x307/PC_200-200x307.jpgMa première novella est enfin parue !

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Les premiers avis ici !

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