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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 10:01

http://www.phenixweb.net/IMG/jpg/Fondation_Asimov.jpgVoilà déjà un petit moment que j'ai fini ce livre (la version intégrale chez Lunes d'encre) et que je repousse le moment de faire cette critique parce que je ne sais pas par quel bout la prendre. Je dois reconnaître qu'à part en lisant des anthologies (avouons que ça n'a vraiment rien à voir !) il m'est rarement arrivé en lisant un livre d'être aussi enthousiasmée parfois et blasée quelques pages plus loin.

J'ai eu un peu de mal à accrocher au début, ensuite, j'ai été emballée par la première moitié de "Fondation" (l'équivalent du tome 1) puis la deuxième moitié, bof. Je me suis prodigieusement ennuyée durant la partie avec Bel Riose dans le "tome 2" et j'ai adoré ensuite celle avec le Mulet. Le troisième tome a été plus constant. J'ai beaucoup aimé la première partie (la quête du Mulet) et assez bien accroché (même si moins) à la deuxième avec Arkady.

En bref, Fondation, c'est plusieurs histoires dans l'histoire et si le niveau de style reste constant, l'intérêt scénaristique l'est beaucoup moins (à mon goût, bien sûr).

La principale qualité de ce livre réside selon moi dans l'intelligence de son auteur et sa capacité à manier les révélations à rebondissements.

Le principal défaut en découle, c'est-à-dire que j'ai l'impression parfois que pour servir son histoire, l'auteur rend les personnages fades et mous, voire totalement inactifs. On me répondra que ce n'est pas toujours le cas et je suis bien d'accord. Ce sont les histoires où les personnages agissent et font preuve de talent personnel qui m'ont le plus accrochée. Et surtout le personnage d'Hardin ! Après lui, je dois reconnaître que tous les autres m'ont paru fadasses.

Autre http://s.excessif.com/mmdia/i/98/6/3938986bybpb.jpgdéfaut : les spoilers intégrés dans les petits extraits de L'Encyclopedia Galactica au début de chaque chapitre. Pour peu qu'on lise un peu entre les lignes, on peut en déduire beaucoup sur la fin du chapitre. En général, c'est cet aspect "tout est joué" qui m'a souvent gâché le plaisir (mais je développerai davantage dans la partie "avec spoilers").

En résumé, l'idée de Fondation m'est apparue (du haut de ma maigre expérience en SF) comme très originale et très bien développée. C'est la trame narrative qui m'a moins accrochée. Néanmoins, je conseillerais ce livre à tout lecteur éventuel. Il vaut vraiment la peine de s'en faire une opinion soi-même.

 

Mon avis avec Spoilers, maintenant :

Il y a beaucoup de choses que je ne peux pas dire sans prendre le risque d'en révéler trop à ceux qui n'auraient pas lu ce livre. Je préviens donc les aimables lecteurs : à partir de maintenant, plus de précautions particulières. Cette partie s'adresse davantage aux gens qui ont eux-mêmes lu l'oeuvre pour partager mon opinion avec eux (voire à ceux qui ne l'on pas lue et ne comptent pas le faire, mais qui seront contents de pouvoir faire semblant en lisant ces lignes).

Les spoilers de l'Encyclopédie : S'il y a une chose que j'apprécie dans un livre c'est qu'il y ait des révélations et surtout qu'on m'ait donné assez d'indices au fur et à mesure pour deviner le fin mot de l'histoire. Un petit reliquat de vanité sans doute, mais j'aime bien me triturer les méninges et anticiper le scénario. Ça a été un vrai plaisir de me consacrer à ce sport dans Fondation, avec une efficacité dont je suis assez fière. Hélas, s'il y a une chose que je n'aime pas c'est qu'on me prive de ma "victoire" en me mâchant le travail. Par exemple, j'ai découvert l'emplacement de la seconde Fondation très tôt dans l'histoire (bien que j'aie eu un doute avec l'autre possibilité évoquée par Darell à la fin de l'histoire) et j'ai apprécié de ne pas m'être trompée. En ce qui concerne le Mulet, par contre, j'ai été spoliée (et spoilée) de cette révélation dès qu'on annonce (en tout début d'histoire) que seule une jeune épouse a pu faire des révélations sur le Mulet. J'ai deviné de qui il s'agissait dès sa première apparition et au fil de l'histoire en lisant selon cette hypothèse, tout s'est enchaîné logiquement. Aurais-je pensé la même chose sans ce petit extrait d'encyclopédie ? Je ne sais pas et c'est ça qui me frustre.

De la même façon quand on annonce que la bataille de Quoriston fut la dernière bataille de l'Interrègne, on annonce presque que le plan Seldon va réussir. Parce qu'on a dû mal à croire ensuite au scénario d'une ère barbare pendant 30 000 ans qui ne donnerait lieu à aucune grande bataille (on pourrait me répondre que la période barbare étant privée de technologie les batailles seront forcément de moins grande ampleur, mais il en faudrait bien quelques-unes sur la fin pour assoir le nouvel empereur).

Donc voilà, tous ces éléments (ce ne sont que des exemples) m'ont un peu volé mon plaisir de lecture. Mais une fois de plus, il s'agit de mes goûts et de ce que j'aime trouver dans un livre. J'ai été d'autant plus déçue qu'il y avait les révélations et les cohérences nécessaires pour me donner exactement ce que j'aurais voulu et qu'un simple détail m'en a parfois privée.

 

Plus ennuyeux, l'alternance entre les personnages actifs et les personnages contemplatifs qui, pendant ma lecture m'a donné l'impression de tendre vers l'incohérence.

Les premières crises du plan Seldon sont censées avoir le pourcentage d'échec le plus faible. Or, il est montré que dans la situation que traverse Hardin personne ne soutient ses choix. C'est sur l'intelligence et le sang-froid d'un seul homme que repose la réussite du plan à deux reprises. Sachant que le Plan ne peut pas prendre en compte les individus, je trouve ça assez étrange. On résume cela par le fait qu'il n'a rien fait... Sauf bidouiller le vaisseau qu'il répare, aller sur Anacréon pour faire peser ses menaces, etc... Plein de petites actions qui mises bout à bout forment la trame générale. Un seul faux-pas et le Plan tombait.

Admettons que le Plan se soit basé sur le fait qu'il existe toujours des hommes intelligents et ambitieux, encore fallait-il qu'il y en ait un à la Mairie à ce moment-là précis et qu'il ne meurt pas d'un accident de la route pour être remplacé par son secrétaire qui avait beaucoup moins de sang-froid.

Plus tard par contre, le crise de Bel Riose se résout d'elle-même parce que tout revenait à dire qu'il ne pouvait pas en être autrement. Où est donc la situation de crise dont la sortie était censée être de plus en plus délicate ? Sans compter que le comportement de Bel Riose lui-même manque souvent de cohérence. Prendre par exemple un ennemi du régime comme conseiller principal, et surtout lui confier un prisonnier un peu louche... Moui, sans doute pour les surveiller avec des micros. On me dira que Bel Riose ignorait l'existence de dispositif de contre-espionnage (puis que l'Empire est en retard) mais je le trouve quand même bien naïf pour un grand général. Et tout ça au final pour quoi ? Rien. Cela ne sert même pas le scénario puisque la solution vient d'ailleurs.

Bon, je comprends le principe mathématique qui préside au scénario. Le taux d'échec croît de façon exponentiel puisque les très légères déviations du départ entraînent de gros écarts au final. Ce sur quoi je suis plus sceptique, c'est le taux de départ. Le personnage d'Hardin est pour moi un individu trop brillant pour que le Plan ait reposé sur lui dès le départ. Et voir son action résumée à "il n'a rien fait, le Plan se déroule tout seul" m'a gonflée. Alors le fait que l'auteur donne raison à ceux qui pensaient ainsi en faisant en effet que l'histoire de Bel Riose se résout d'elle-même ne m'a pas accrochée. Bon, là s'ajoute peut-être l'intervention invisible de la seconde fondation, mais le fait est que, sur le coup, ça m'a frustrée et lire 300 pages de personnages qui assistent à l'histoire sans la modifier pour en avoir ensuite seulement une possible explication, ce n'est pas mon truc.

Au final, je ne suis pas sûre qu'on puisse parler d'incohérences, c'est une fois encore plutôt le mode narratif qui n'est pas mon préféré. Comme si l'intelligence d'Hari Seldon (et à travers lui, de l'auteur) écrasait un peu tous les autres personnages en les réduisant au rang de témoins.

 

Mais au final, une lecture très agréable tout de même et un roman que je suis contente d'avoir lu. Ne serait-ce que pour la toute dernière révélation (les derniers mots en fait) que je n'avais pas vue venir et qui m'a beaucoup plu.http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/3/5/9782070360536.jpg

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commentaires

Costan 23/10/2013 14:47

Il me semble que - au-delà des aspects scientifiques qui ne sont pas le centre de ce livre - la critique n'est pas sévère, mais mal fondée.

Il est vrai que les personnages sont creux, et que certaines situations peuvent être anticipées et que d'autres sont improbables. Mais Fondation n'est pas un roman psychologique ni un roman
policier.

C'est une épopée. Comme dans chaque épopée, tout est joué depuis le départ. Dès le début, la donne est clair : le Plan a 95% de chances de réussir. Il a été remarqué dans la critique que l'action
des personnages était effacée par l'intelligence de Seldon, et effectivement, c'est ce qui se produit.

Car le génie d'Asimov a consisté à remplacer le Destin par le Plan Seldon, c'est-à-dire la science-providence. Ainsi, Fondation ne raconte pas l'histoire de ses personnages, ou plutôt, le seul vrai
personnage de Fondation, c'est la Fondation elle-même. Ce que racontent ces romans, c'est uniquement la vie de ce personnage-là. Dans l'épopée comme pour la psychohistoire, les individus ne sont
intéressants que parce qu'ils interagissent avec la multitude ou parce qu'ils la représentent.

Fondation nous interroge sur la place des individus que nous sommes dans un monde qui nous précède et nous survivra, et sur lequel nous ne pouvons qu'à peine agir.

Comme toute épopée, il crée un sentiment d'appartenance : pendant la lecture, nous sommes unilatéralement du côté de la Fondation, alors qu'il n'y a pas de lutte du bien contre le mal.

Remarquons enfin que par son non-manichéisme radical (chacun sert sa cause et les luttes ne naissent que des oppositions des visions des personnages) et son désaveu de l'individu, Fondation est une
oeuvre étonnante pour un américain (à cause de cette oeuvre, Asimov a été soupçonné de marxisme). Toutefois, le Plan rappelle la doctrine de la "destinée manifeste" et c'est, je crois, ce qui la
rattache vraiment à la culture des Etats-Unis.

Bref, un livre à recommander.

caliban 03/04/2010 18:42


Isa> je veux dire que puisque le plan a mettons 10% de chances d'avoir échoué
Isa> dans les premières années, au bout de 50 ans, il aura forcément plus
Isa> de pourcentage d'échec puisqu'il aura pu échouer dans la première décade,
Isa> puis la deuxième, etc...

Justement, non. Tu raisonnes comme si le "plan" était une micro-solution particulière du problème prospectif, qu'ont devait suivre et stabiliser. C'est le contraire de l'approche thermodynamique,
qui travaille sur des solutions d'un problème global très simplifié : il y a à chaque instant un très grand nombre de micro-solutions compatibles avec les valeurs précalculées pour les variables
collectives déterminant l'évolution globale, qui constitue le "plan".

Pour rester dans l'analogie thermodynamique : dans un moteur, le "plan" de l'ingénieur décrit précisément la remontée du piston après l'explosion du mélange air-essence, mais ne dit absolument rien
de la position des molécules individuelles, qui relève d'un autre modèle.


Isa> En bref, si on prend le pourcentage de chances que le plan échoue
Isa> à un moment donné à la condition qu'il ait réussi jusque là, ce chiffre
Isa> peut monter ou descendre selon les cas. Mais si on parle de risque
Isa> global d'échec, il ne peut qu'augmenter.

Non, donc.
A chaque apparition, Seldon propose un discours traduisant cette évolution globale en termes compréhensibles par les acteurs historiques. Quelle que soit la précision du plan, il peut se louper
dans cette traduction, et cesser d'être rpis au sérieux par les acteurs historiques auxquels ils s'adresse (qui, eux, ne s'intéressent absolument pas aux variables collectives de Seldon, mais pour
lesquels il est déterminant qu'à un moment donné une micro-solution soit préférée à une autre, ce qui, réciproquement, indiffère le psychohistorien).

Lors d'un épisode postérieur, le processus se reproduit, avec un nouveau pari de Seldon sur les conditions locales. Les deux exercices sont strictement indépendants, et il peut parfaitement tomber
juste après s'être loupé la fois précédente.

Isa> En gros c'est comme si on voulait faire toujours 6 sur un dé à six
Isa> faces. On a une chance sur 6 d'en faire un. Au deuxième lancer, on a
Isa> toujours une chance sur 6, mais seulement une sur 36 d'en faire deux d'affilée.

Oui, mais l'analogie ne tiendrait que si le plan était associé à la série "6-6". Or il n'est que le calcul de la probabilité d'obtenir un 6 à un tirage donné, en fonction de l'évolution des
paramètres externes (e.g. : l'usure prématurée d'une arète du dé qu'on a préalablement trafiquée : si tu t'arranges bien, tu ne sais rien des premiers tirages, vraiment aléatoires, mais tu sais
qu'à partir du millième, tu as de fortes chances de faire des 6)


Isa> Quant à ma sévérité : non, je ne pense pas être sévère. Je suis `
Isa> toujours sincère dans ce que je dis d'un livre.

Je ne parlais que de ton jugement sur la crédibilité quantitative des prédictions de Seldon. Ce n'est déjà pas simple de faire passer une idée mathématique qualitative dans une fiction (la preuve
!)...


isa 04/04/2010 09:37



Des explications très intéressantes. Ça me confirme que j'ai bien fait de me concentrer sur les personnages plutôt que sur les bases scientifiques pour me faire mon opinion, parce que
franchement, je n'ai pas le niveau pour me lancer là-dedans. Merci pour la poursuite de l'image du dé 6, c'était très parlant et bien plus compréhensible pour moi.


Par contre, je tiens à préciser une chose. Je ne disais pas au départ que le Plan avait de plus en plus de chances d'échouer pour telle raison. C'est Seldon qui présente la première crise comme
"assez simple, bien plus simple que la plupart de celles qui vous attendent encore (p.109 ed Lunes d'encre) et pour la deuxième il dit qu'il y a 98,4% de chances de réussite (p.181). Pour ma
part, je trouvais justement que les crises qu'il présentait ne suivait pas cette logique et que, par exemple, il était montré que celle de Bel Riose ne pouvait que se résoudre d'elle-même, alors
que la deuxième d'Hardin aurait été un échec s'il n'y avait pas eu un homme de son intelligence au pouvoir.


Comme je n'étais pas d'accord avec Seldon sur ce constat, je me disais qu'il parlait peut-être du taux d'échec cumulé (selon ce que j'expliquais précédemment avec une vision des choses très
linéaire).



caliban 03/04/2010 14:55


Isa> Bon, je comprends le principe mathématique
Isa> qui préside au scénario. Le taux d'échec
Isa> croît de façon exponentiel puisque les très
Isa> légères déviations du départ entraînent de
Isa> gros écarts au final.

Uh... Pourquoi une croissance exponentielle ?

Il me semble que tu raisonnes comme si l'on avait une solution unique, dont on divergerait progressivement. C'est à la rigueur ce qu'Asimov a pu tenter de suggérer dans les suites tardives
(_Prélude à Fondation_, etc.), dans une (médiocre) tentative de récupération des idées de la science dite "du chaos" ; mais ce n'est pas du tout l'idée sous-jacente à la trilogie initiale.

Ici, le "principe mathématique", si tu veux l'appeler comme ça, est celui de la thermodynamique : si, comme tu le relèves toi-même, les trajectoires individuelles sont imprévisibles, le système
global peut néanmoins être décrit à l'aide de variables collectives (par exemple : température et pression, pour un gaz). A partir de là, chaque micro-prédiction déduite de la seule évolution
(supposée précisément calculable) de ces variables macro a la même précision que la précédente, ni plus, ni moins. Rien ne justifie de divergence particulière, exponentielle ou pas, du plan global
(d'une série d'interventions de Seldon à la suivante, donc, ou d'une novella à la suivante).

Isa> Ce sur quoi je suis plus sceptique, c'est
Isa> le taux de départ.

Certes. L'approximation thermodynamique repose sur ce qu'on appelle parfois la "loi des grands nombres". Pour s'en approcher, Asimov se donne un univers de (de mémoire) 50 000 systèmes planétaires
habités, soit, disons, quelques centaines ou milliers de milliards d'individus.

Sauf que... mille milliards, ce n'est pas un "grand nombre", au sens de la thermodynamique. On admet en général que l'approximation est tenable à partir de l'ordre de grandeur du "nombre
d'Avogadro" (6. 10^23, six cent mille milliards de milliards...)

Tu as donc raison sur le fond ; mais tu es sévère : le modèle d'un empire centralisé n'aurait pas tenu une seconde avec de telles populations humaines. Asimov fait déjà un bel effort, et ne s'en
sort pas si mal, je trouve, si le lecteur veut bien suspendre un moment son incrédulité...


isa 03/04/2010 16:03



Par "exponentielle" (même si je ne suis pas sûre que je puisse employer ce terme avec son sens mathématique premier), je veux dire que puisque le plan a mettons 10% de chances d'avoir échoué dans
les premières années, au bout de 50 ans, il aura forcément plus de pourcentage d'échec puisqu'il aura pu échouer dans la première décade, puis la deuxième, etc... En bref, si on prend le
pourcentage de chances que le plan échoue à un moment donné à la condition qu'il ait réussi jusque là, ce chiffre peut monter ou descendre selon
les cas. Mais si on parle de risque global d'échec, il ne peut qu'augmenter.


En gros c'est comme si on voulait faire toujours 6 sur un dé à six faces. On a une chance sur 6 d'en faire un. Au deuxième lancer, on a toujours une chance sur 6, mais seulement une sur 36 d'en
faire deux d'affilée. Ce que Seldon ne dit pas c'est si ces pourcentages sont des pourcentages d'échec du Plan depuis le début, on le pourcentage ponctuel de ne pas survivre à cette crise.


 


Quant à ma sévérité : non, je ne pense pas être sévère. Je suis toujours sincère dans ce que je dis d'un livre. Si je dis au lecteur que j'en conseille la lecture alors qu'il fait près de mille
pages, c'est que je considère en effet qu'Asimov s'est bien tiré du défi qu'il s'était lancé. Mais le livre n'est pas parfait et je relève ce qui m'a déplu (tout en précisant que mon opinion
générale reste bonne).


Après, chacun cherche des choses différentes dans une histoire (on en revient à Heinlein qui disait écrire des histoires d'hommes et non de gadget). Dans un livre, il y a la trame, l'originalité,
les personnages et leurs interactions, les "gadgets", etc... Personnellement, j'ai la faiblesse d'être très sensible aux personnages. Et ceux d'Asimov m'ont rarement entraînée avec eux (hormis
Hardin et le Mulet). Je dis "faiblesse" parce que ça n'a rien de rationnel ou d'objectif. Je vibre ou ne vibre pas. Et Fondation m'a moins séduite (parce qu'on est vraiment là dans le purement
subjectif) que des livres sans doute moins bons.


Je donne juste mon avis en toute sincérité : ce livre est bien pensé, son histoire est intéressante, il m'a parfois tenue en haleine, mais il m'est franchement arrivé de m'ennuyer dans cetaines
parties. Exactement comme dans des anthologies, je n'ai pas réussi du tout à rentrer dans certains récits (celui des marchands et celui de Bel Riose en particulier) alors qu' j'en ai adoré
d'autres.


 


*edit*


Et j'oubliais ! Merci pour ces informations que j'ai trouvées très intéressantes.



Profil

  • isa
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)

Paru !

http://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x307/PC_200-200x307.jpgMa première novella est enfin parue !

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Les premiers avis ici !

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