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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 20:19

... un texte se doit de reposer pour donner un résultat plus savoureux.

Oui, je crains de me répéter, mais je ne pouvais résister au plaisir de partager mes dernières expériences avec vous. Après un temps assez long, j'ai entamé une nouvelle phase de correction sur ma novella et je me suis rendu compte combien le repos était salutaire dans cette phase du travail aussi. Bien évidemment, cela ne doit pas compliquer le travail de l'éditeur (le retarder dans ses délais de parution, par exemple), mais il est vrai que je suis quelqu'un qui a tendance à corriger très vite (texte reçu avec commentaires, retourné généralement le lendemain). Cette fois-ci, mes obligations personnelles m'ont obligée à laisser passer un peu plus de temps et cette phase de correction m'a permis de redécouvrir mon texte avec un réel plaisir. Ce regard neuf m'a dévoilé des maladresses qui m'avaient échappées jusque là mais j'ai également pu m'éloigner des petits points de discussion avec l'éditeur pour retrouver le plaisir de l'histoire dans son ensemble... et cela fait un bien fou.

J'en profite donc pour vous rappeler l'importance capitale du temps de repos à tous les stades de l'écriture. Je sais que quand on finit un texte, on a hâte de le soumettre mais se laisser le temps de s'éloigner du texte est vraiment une bonne chose pour lui donner une nouvelle vie à la relecture. Pour ce qui est de la phase de correction éditoriale, il est très commun que l'éditeur soit obligé de vous faire attendre lors de ses propres retours. Au lieu de trépigner (oui, je le confesse, cette attente est parfois frustrante), profitez de ce temps pour oublier votre texte et le retrouver avec plaisir plus tard.

En tout cas, maintenant que j'ai enfin fini cette phase de correction, je devrais avoir de nouveau un peu plus de temps pour mon blog ;-)


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commentaires

Antoine Chalet 30/05/2010 21:18


Et qu'on a la tête dans le guidon !

A.C. de Haenne


isa 30/05/2010 22:04



Ah ben oui, si tu fais du vélo en même temps, ça augmente le challenge !


...


...


Désolée, je.............[]


 


Ah ben non, c'est mon blog, je peux même pas m'en aller. Bon, ben j'assume le jeu de mots nul, alors ^^



Antoine Chalet 28/05/2010 16:20


La phase que tu décris comme une pâte à crêpe qui repose est ce que les écrivains nomment "la mise dans le tiroir". Il faut savoir l'oublier, quitte à passer à tout autre chose pour le reprendre un
ou deux mois après. Je ne sais pas exactement comment ça fonctionne, mais notre cerveau doit avoir besoin de cela pour marcher de façon optimale. Ensuite, la phase de réécriture n'en ait que
meilleure...

A.C. de Haenne


isa 30/05/2010 21:05



AC => La phase que tu décris comme une pâte à crêpe qui repose est ce que les écrivains nomment "la mise dans le tiroir"


C'est là qu'on voit que je fais pas mal de cuisine, mais que j'écris sur PC. Le "tiroir" est oublié chez moi ^^


Pour la façon dont ça fonctionne, je pense que c'est surtout une question de recul. On redécouvre son histoire d'un oeil neuf et ça nous permet de voir des choses qu'on ne peut pas voir quand on
la connaît par coeur.



Ayaquina 24/05/2010 21:03


Complètement! C'est pour ça que une des premières fois où je t'ai lu, quand tu parlais de commençer plusieurs romans à la fois, ça me faisait penser à la façon que nous avons tous, écrivains en
herbe ou pas, de tenter d'échapper au vide et à cette dépression post partum, comme tu dis. Il y a l'angoisse de la page vide du début, mais on ne parle pas assez de celle de la fin!


isa 26/05/2010 17:52



Franchement pour moi celle du début n'existe même pas. Par contre, la fin... glps.


Je crois que le plus dur est surtout d'arriver au bout et de se dire "tout ça pour ça ?" et d'avoir l'impression qu'il manque un truc pour justifier ce qu'on a écrit. La peur d'entendre le public
dire "Mouais, c'est divertissant mais franchement, j'ai lu deux cent bouquins qui parlaient de la même chose"...



Ayaquina 24/05/2010 20:55


Oui!!!! En plus, il parait qu'il va faire froid mercredi alors on ne peut même pas emmener les enfants aux parc... autant profiter pour écrire!
Pour la distance à prendre avec son texte lors des corrections, je suis totalement d'accord avec toi, mais cette "défusion" ne se fait pas toujours sans douleur. Moi-même, je suis obligée parfois
de m'imposer des périodes de "séparation" pour ne plus m'acharner de façon stérile sur un texte, alors que je n'ai plus aucun recul. Et force est de se rendre compte qu'on n'est beaucoup plus
productifs une fois qu'on s'est ressourcés. Très bonne soirée à toi!


isa 24/05/2010 20:59



"Oui!!!! En plus, il parait qu'il va faire froid mercredi alors on ne peut même pas emmener les enfants aux parc... autant profiter pour écrire!"


Ou faire des crêpes... Cet article m'en a donné envie ;-)


Sinon, j'aime beaucoup le terme de "défusion". Cela traduit bien un état particulier dans ce qu'on ressent avec son texte. Et cette défusion peut passer par un arrachement douloureux. En fait, ça
fait un peu penser à un accouchement et au fait de couper le cordon. Un texte grandit en soi, puis on le "fait sortir" et on doit s'en séparer. Mais c'est aussi parce qu'on l'a fait qu'on peut le
voir vivre sa vie et le découvrir en tant qu'entité propre (comme un enfant, en somme).


Peut-être pourrait-on comparer la difficulté de laisser échapper un texte avec une dépression post-partum ^^



Profil

  • isa
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)
  • Isa, jeune auteur qui parle beaucoup avec les doigts (avatar ©Luis Royo)

Paru !

http://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x307/PC_200-200x307.jpgMa première novella est enfin parue !

Vous pouvez découvrir un extrait en ligne.

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Vous pouvez aussi le commander en ligne sur le site de l'éditeur, Amazon et Fnac.com.

Les premiers avis ici !

Un Article En Particulier ?